‹ Le vase magiqueChapitre 53 sur 100 · BACHELIÈRES · texte numérisé non relu

BACHELIÈRES

tournois. Dans la mêlée sociale, dès qu'un poste de combat ou seulement de vigilance est abandonné par un sexe, l'autre se précipite et prend sa place. Ne voit-on pas encore, en littérature, le roman, un peu dédaigné par les hommes, dont il fait rarement la fortune, devenir peu à peu un ouvrage de femme, ainsi que la poésie ? Certes, il y eut de tout temps des romancières et des poétesses, mais pas en tel nombre qu'aujourd'hui, pas aussi acharnées surtout à tirer de leur métier tous les avantages qu'on en peut recueillir. C'est que les femmes sont au fond, dans leur apparente frivolité, plus sérieuses que les hommes, plus appliquées, plus décidées à faire rendre à leur travail, quel qu'il soit, tout ce qu'il contient de possibilités utiles. Le baccalauréat, c'est bien peu de chose pour un jeune homme, et le nombre des professions est considérable où il est compté pour rien. Eh bien, soyez sûr que du parchemin qui leur est délivré, les femmes, bien mieux que nous, savent tirer parti. Sans cela, elles ne seraient point candidates. Elles savent ce qu'elles font. Le sexus sequior, le sexe à la suite, est devenu, sans qu'on y prenne garde, le sexe pratique.

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