CAMPOS UBI TROJA FUIT
La foule s'assembla hier devant l'absence de la Joconde, On contempla avec ferveur les quatre pitons qui la supportèrent. Beaucoup de ces gens venaient au Louvre pour la première fois (je ne parle pas des étrangers), et il fallut leur indiquer le salon Carré. Tout a besoin de réclame, même Dieu, disait un homme d'esprit, qui sans doute n'y croyait guère, même le Louvre. A défaut de la Joconde, ces visiteurs incongrus virent, paraît-il, beaucoup de gens de police, les uns sous leur costume officiel, les autres assez mal déguisés en forme de camelots qui vendaient ladite personne en carte postale, dix centimes, deux sous, c'est l'ordinaire. On envoie la garde quand il n'y a plus rien à garder ; on prend des mesures quand la caisse est prise. Certes, il reste encore au Louvre quelques petites choses assez curieuses et assez précieuses, mais quel esprit de carabiniers que celui de l'administration ! Trop tard, messieurs, trop tard ! C'était avant et non pas après qu'il fallait penser à cela, qu'il fallait doubler les indolents gardiens par quelques policiers plus