‹ Le vase magiqueChapitre 76 sur 100 · RENOIR · texte numérisé non relu

RENOIR

traits, ses nus féminins ne se détachent pas de la lumière ; ils sont la lumière même ; ils sont modelés avec elle ; ils sont de l'irréel dans la plus stricte réalité. La lumière se laisse manier par lui ; il lui donne une forme ; il lui donne la vie. Les tableaux de Renoir, dans sa dernière manière, sont des miracles. Mais comment nommer ceux de vers l'année 1880, si frais, si transparents, si heureux ? On croit à peine qu'une telle nature ait existé. Comme nous devons de reconnaissance à celui qui a vu et qui nous permet de voir après lui des scènes comme la Fête de Pan ! C'est du Verlaine, disions-nous il y a vingt ans. C'est autre chose, dirais- je maintenant, c'est du Renoir. Cet homme est unique. Il ne faut le comparer qu'à lui-même.

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