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passage se resrreinr à des cercles de haute aristocratie. Très-fièrement timide, peut-être attendait-il qu on lui parlât d'abord de son livre de jeunesse: rien ne montre qu'il l'ait jamais employé près de nobles hôtes en tant qu'objet distinctif ; ni comme un appoint à ses lettres d'introduction, carte de visite ou bien bouquet. Non que la personne du maître de Fonthiil fût inconnue même cinq ou six ans plus tard, en plein changement
pûwvres auteurs, mettait en avant quelques raisons spécieuses pour en établir le doute, je prie le lecteur de ne pas y croire, de lire Vowvrage, et s" il y a Irowvé du plaisir, de le tenir pour arabe. — J^engage aussi messieurs les journalistes a parler de jnon conte, s'ils en reçoivent un exemplaire, comme ils croiront devoir le faire, fas d'avantage. Manque de goût, ou peutêtre pis ; malgré tout et même le tracé de ses devoirs qui lui est fait, la presse resta muette et Topinion : si bien que pareil incident pour moi de la dernière heure, intéressant le libraire spécial et les collectionneurs, n'a, quant à la Littérature, de valeur. Vathek, Conte Oriental, par William Beckford est aujourd'hui donné au public français pour la première fois; moralement: puisque tout à l'heure encore le savant Catalogue de la Bibliothèque du Peiit-Trianon l'attribuait à Sébastien Mercier, auteur du Tableau de Paris. Seule compensation au regret que le devoir impartial du commentateur m'impose de mettre au jour cette méprise faite par le grand et sagace trouveur M. Paul Lacroix, un espoir ! c'est que qui jette les yeux sur la Préface n'en a pas poursuivi la lecture à travers le dédale de cette Note.
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politique : comparse des premières scènes révolurionnaires, nos estampes montrent un Anglais à cheval qui partout assiste en curieux; lui. La chute de la Bastille une fois et encore la mort du Roi précédèrent de peu la rentrée à Londres ou dans ses domaines de cet étranger populaire: mais c'est sans allusion sûre à la gloire littéraire dont son insouciance privait le pays pour la porter autre part, que la Commune se fit un devoir d'inscrire à la suite du passeport cette mention : Taris le voit s'en aller avec regret. Aucune visite ultérieure, que je sache^ au continent avant cet instant, i8i f,qui correspond à une publication nouvelle à Londres de \ original fi-ançais : mais si vaste, au milieu de guerres et d'une ruine d'empire, le laps de relations d'esprit entre pays ennemis, que le double incident, malgré la célébrité chez soi de l'écrivain, passe inaperçu. Le séjour de quelque durée n'est pas sans avoir causé l'invasion en France et au loin de plusieurs de ces exemplaires in-octavo, cartonnés en papier brun à papillottes, lesquels contiennent une gravure en taille douce dans le faux goût britannique du temps et environ 206 pages de texte im-
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primé selon le type impérial. Un Vathek, ce tome-là (que possèdent diverses Bibliothèques, Genève notamment), correct et froid et montrant bien plus de disparate avec la fantaisie somptueuse de bibliophile attribuée à son auteur, qu'autrefois le nôtre, simple et laissé au hasard. Trois mots, pour tous préliminaires, y confirment, en l'abrégeant, l'avant-propos cité déjà. Les éditions de Taris et de Lausanne, étant devenues extrêmement rares, fai consenti enfin à ce que Von republiât à Londres ce petit ouvrage tel que je Vai composé. — La traduction, comme on sait, a paru avant V original; il est fort aisé de croire que ce n'était pas mon intention ; des circonstances, peu intéressantes pour le public, en ont été la cause. — J'ai préparé quelques épisodes: ils sont indiqués à la page 200 comme faisant suite à Vathek ; peut-être paraîtront-ils un jour. — W. BeckfoRD. Pas d'intérêt, qu'une autre se montre seule ou ait été de maintes suivie, sinon pour l'édition princeps, appartenant à la France par l'endroit même de sa publication : elle est de cette rareté (en un temps où tout objet enseveli se fait voir) que ne la mentionne exactement catalogue usité dans
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notre librairie. Quel, le tirage ; la vente, quelle, etc.: détails qu'omit de conserver pour le littérateur devant, au cours du commentaire actuel, les chercher, son trisaïeul, dont le nom comme Syndic des libraires accompagne la demande faite du Trivilcge du 'Hpy. Toujours demeure-t-il à mon su quatre ou cinq de ces exemplaires français de 17S7, deux que la Bibliothèque Nationale tient de son propre fonds ou de la 'Bibliothèque de la reine éMarie-cAmoinette^ prêtés à la 'Réserve ; un autre acquis par le British Muséum au décès de Samuel Proctor (pseudonyme de Barry Cornwall), qui porte ces lignes de la main du poète, outre un prix ancien d'achat : Vathek L. 2, 10,0 — Tremière édition très-rare — je n'en ai jamais vu d'autre exemplaire — Septembre 1870: et le mien. Le lot entier, racheté par l'auteur, peut-être qu'il le fut, ou dispersé chez nous entre des indifférents: mais la vente de Fonthill cAbbey en eût exhumé le vestige ; le nom de quelque tome retentirait aussi dans nos criées. Autre suggestion, romanesque: que le tout ait servi de matériaux aux franchises (ce fut, pendant les blocus impériaux,