‹ Le Vatican (volume 2)Chapitre 1 sur 123 · LES ORIGINES DU COLLEGE CARDINALICE. — LES TROIS ORDRES DES CARDINAUX · texte numérisé non relu

LES ORIGINES DU COLLEGE CARDINALICE. — LES TROIS ORDRES DES CARDINAUX

Au moyen âge, le nom de cardinaux n'était pas réservé aux dignitaires de l'Église de Rome. A Londres, Aix-la-Chapelle, Cologne et Magdebourg, à Ravenne et Milan, Compostelle et Orléans, certains prêtres ou chanoines, titulaires d'églises déterminées, prenaient ou recevaient du Saint-Siège le titre de cardinaux. Pie V, en 1567, réserva à l'Église de Rome le privilège de posséder des cardinaux. Enumérant les membres du Sacré Collège, l'Annuaire qui paraît à Rome chaque année sous le titre : La Gerarchia cattolica, les classe en trois ordres : cardinaux-évêques, cardinaux-prêtres, cardinaux-diacres. Cette division retrace et perpétue la triple origine du Sacré Collège.

C'est dans un concile de Rome, tenu en 709 par Etienne III, qu'on rencontre la première mention des cardinaux-évêques {episcopi cardinales). On appelait ainsi les chefs des diocèses voisins de Rome ; on leur attribuait l'épithète de semainiers {liebdomadarii), parce que secondant le pontife romain dans sa charge épiscopale, ils passaient chacun une semaine, à tour de rôle, au Latran, centre de l'administration papale. Ils étaient sept. Le titulaire du siège d'Ostie, réputé le premier d'entre eux, avait le privilège, dès le temps de saint Augustin, de consacrer évéque le prêtre élu à la papauté. Sixte-Quint fixa à six le

Page 1