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LES ANNEXES DE LA VAÏICANE

Ces libéralités de Clément XII sont le point de départ do très intéressantes créations qui complètent à merveille l'admirable collection de textes manuscrits que renfermait la Yaticane. Autour de ce noyau cen-

tral prirent naissance des collections qu'on pourrait appeler « auxiliaires », et dans lesquelles les textes épigraphiques, les monuments figurés, la sigillographie, la glyptique et la numismatique furent représentés par des échantillons de choix.

Les médailles de la collection Âlbani, décrites par Ridolfino Venturini dès leur entrée à la Vaticane, donnèrent naissance au cabinet numismatique; Benoît XIV joignit à ce premier fonds les monnaies pontificales recueillies et décrites par Xavier Scilla, la collection des médailles pontificales depuis Martin V, et les médailles antiques de la collection Carpegna autrefois étudiées par Buonarotti : Clément XIV y ajouta une belle collection de monnaies grecques et romaines et une série de seize cent soixante et une médailles impériales ; Pie VI y fit déposer soixante médailles d'or trouvées dans les fouilles de Castro Nuovo et de toutes les monnaies provenant des travaux de dessèchement des Marais Pontins. Malheureusement, ce premier cabinet ne survécut pas à la Révolution française. Une partie fut transportée à Paris en vertu du traité de Tolentino et y est demeurée ; le reste fut dispersé durant les troubles qui suivirent. Mais, aussitôt après la tourmente, Pie VII recommença une nouvelle collection, Pie VIII confia à Borghesi le soin de la mettre en ordre, et aujourd'hui, malgré quelques pertes subies en 1849, le Médaillier pontifical, avec ses cinquante mille pièces, est encore un des premiers de lEurope, renommé surtout pour la richesse de deux séries, celle des monnaies romaines de la République et de TEmpire, et celle des anciennes monnaies papales.

La collection de pierres gravées se rattachait tout

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