‹ Le Vénérable Père Eudes: 1601-1680Chapitre 14 sur 37 · Ouvrage cité, édit. du P. Le Doré, p. io · texte numérisé non relu

Ouvrage cité, édit. du P. Le Doré, p. io

pense surtout aux pauvres gens dont la foi ignorante et troublée vient chercher la lumière aux pieds de sa chaire : ils étaient déjà chrétiens de cœur et de désir, ils ne savaient pas comment il faut Tétre. Il, va leur expliquer les pratiques que l'Église leur demande, il va travailler à les affermir et à les diriger.

Il est d'abord évident que Jésus, étant Dieu et descendant ^parmi nous, doit être le principe de ce qu'il y a de bon dans Tunivers régénéré. « Il est tout en toutes choses, il estTêtre des choses qui sont, la vie des choses vivantes, la beauté des choses belles^ la puissance des puissants, la sagesse des sages, la vertu des vertueux, la sainteté des saints * . » Oui, mais ni la sainteté des saints, ni la sagesse des sages ne se font seules comme la beauté du ciel étoile ; elles ne se font pas sans les sages, elles ne se font pas sans les saints. Le P. Eudes n'a guère argumenté contre le jansénisme ou contre le quiétisme.Ila fait mieux : car toute sa doctrine est le contrepied de l'un et de l'autre. Non, dans ce royaume de Jésus qui doit s'établir en nous-mêmes, nous ne sommes ni des sujets tyrannisés, ni des sujets inertes et paresseux. Une grande raison nous en est donnée que saint Paul a résumée en ces paroles : « J'accomplis en moi ce qui manque à la Passion du Christ. » Il a été montré comment cette parole, étrange au premier abord, contient tout l'esprit de la sainteté. M. Olier l'avait interprétée mieux que Bossuet '. Le P. Eudes l'interprète dans le même esprit que M. Olier. La mission du Christ n'est, ou plutôt ne sera pleinement accomplie que par le concours de ceux pour lesquels il est venu ; et par

1. Ouvrage cUéj p. 273 (/««, purttas virginum, dit la liturgie)-

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