LE VKNIN DES SERPENTS
un milligr. de venin de Cobra, et traitons tous ces animaux, sauf (juohiues témoins, par des injections souscutanées de sérum de Ciieval actif au 20.000". Les témoins, non traités, meurent en trois à quatre lieures.
Les Lapins (|ui reçoivent un demi cent, cube de sérum thérapeutique une demi-heure, trois quarts d'heure ou une heure après le venin, résistent tous.
Ceux qui reçoivent le sérum thérapeutique entre une heure et une heure el demie après le venin, résistent dans la proportion de deux sur trois.
En injectant un cent, cube de sérum une heure et demie après le venin, la guérison est encore la règle.
Passé ce délai, elle n'est plus possible parce que l'hypothermie et les phénomènes bulbaires de l'envenimation ont commencé à se manifester.
Chez l'homme, l'intervention à l'aide du sérum antiveniiiieux après morsure peut être cfTicace beaucoup plus tardivement, car il est relativement rare que les symptômes bulbaires se manifestent en moins de trois heures.
Dans les cas les plus conununs, la mort survient entre dix et douze heures après la morsure, et plus lardivemeni uiêuie lors(|ue la morsure est produite par le Crotale, les Holhrops et les Serpents d'Australie.
Pour le Cobra, le Daboïa et le Bungare, les statistiques de Fayrer, dressées sur un ensemble de 65 cas ayant amené la Mioi l, la durée moyenne de la survie a été la suivante :
Moins de deux heures proportion 22.96 */.
Entre deux et dix heures 24.53 " ,
Entre six et douze lieui es 23.05 %
Euire douze et vingl-(|ualre heures .... 9.36 7.
Au-delà de vingt-quatre heures 21.10 V.
En admettant, pour ce (|ui concerne l'Inde, qu'il soit inq)ossible de porter secours en tenq)s utile aux personnes classées dans la 1" catégorie ci-dessus, et (lui succouibcut eu
Ll' VliNIN DIvS SERPENTS
moins de deux heures, on voil (|uc le tiaileuient a les plus grandes chances d'être efficace pour toutes les autres, soit pour 77.04 V. de celles qui seraient vouées falalenient à la mort.
11 convient donc de généraliser immédiatement cette nouvelle application de la sérum thérapie à tous les cas de morsures venimeuses, dans les pays tels que l'Inde, l'Australie, les Iles malaises, le Gap de Bonne-Espérance, le Natal, le Transwaal, l'Egypte, le Brésil, l'Amérique centrale et les Etats-Unis du Sud, où les Serpents font cha{|ue année de trop nombreuses victimes.
Dans chacun de ces pays, il conviendrait que les Gouvernements s'appliquent à créer, au moins dans les principaux centres agricoles, et dans les exploitations forestières ou minières, des postes de secours médicaux, où toute personne mordue par un reptile venimeux, pût venir en l'espace de temps le plus court possible, demander des soins. Ghacun de ces postes serait luuni d'un approvisionnement de sérum, de seringues à injections hypodermiques, d'une solution toujours récente d'hypochloritc de chaux, et des autres médicaments ou ustensiles indispensables pour le pansement des plaies.
La dépense à efïectuer pour cette organisation serait bien minime eu égard aux services immenses qu'elle rendrait !