‹ Le vent dans la nuitChapitre 11 sur 12 · LE SOIR DANS I, A VALLÉE ICI · texte numérisé non relu

LE SOIR DANS I, A VALLÉE ICI

Tu n'aspires à rien qui te vienne du monde, Ht si de ses faveurs tu n'as rien récolté, Tu peux en ressentir une fierté profonde, Et tirer quelque orgueil de ton obscurité.

Le pauvre qui, le long de ta route gravie. Avait besoin de toi, ne t'a-t-il pas trouvé? Auprès de l'indigent, du vaincu de la vie. Jamais tu ne passas sans l'avoir abreuvé.

Ton âme, ouverte à tous, ne se montra lointaine Qu'à l'égard des puissants d'où dépendait ton sort Ceux-là pouvaient haïr ta réserve hautaine Qui tenaient en leurs mains ou ta vie ou ta mort.

Pèlerin de l'éther, tu planes, solitaire,

Comme un médiateur suspendu dans l'air bleu.

Egalement distant du ciel et de la terre.

Tel qu'un homme sans joug en qui commence un dieu

Personne autour de toi n'entend plus ton langage, Les regards sont fermés aux choses que tu vois. Tu semblés l'habitant de quelque épais nuage Qui dérobe aux humains jusqu'au son de ta voix.

Vis ainsi, cependant, dépouillé des mensonges, Comme si tu vivais déjà d'éternité.

Et que, de l'au-delà magnifique ou tu plonges. Ton cœur soit un fover d'éternelle clarté!

TABLE

àf

TABLE

Page 1