XVI. Internationaler Amerikanisten-Kongrefi
Grand en comparaison de . .
Assez grand
Grand comme (avec c.)
Grand comme cela
De cette grandeur
Grand comme lui
Grand l'un comme l'autre
Comme je suis grand !
Combien suis-je grand?
œztca su-œztca dœ-ztca
nqadœ-ztca
ndœ-ztca
pœndiyœztca
lœndœ-ltca ie-œztca!
ta-ztca?
simpliciter
œnœztca
su-nœztca
dœ-nœztca
nqadœnœztca
ndœ-nœztca
pœndœnœztca
lœndœ-nœltca le' -nœztca!
ta-nœztca?
de fig.; obj. rond
œdîltca su'dîltca dœ-dîltca
nqadœ-dîltca
ndœ-dîltca yœndœ-dîltca
lœndœ-dîltca
le--dîltca!
ta-dîltca?
obj. long; voix
œhultca su-hultca dœ-hultca
nqadœ-hultca
ndœ-hultca pœndœ-hultca
lœndœ-hultca
le-hultca !
ta-hultca?
maison,
espace
œpe-hultca
supe-hultca
dœpe-hultca
nqadœpehu- Itca
ndœpe-hultca
yœndœpehultca
lœndœpehu- Itca
lepe-hultca!
tape-hultca?
habit et récipient
œhwo-dîltca suhwo-dîltca do-dîltca
nqado-dîltca
ndodîltca yœndo-dîltca
iœndo-dîltca
lehwo-dîltca!
tahwo-dîltca?
sons relativ.
à la bouche
Morice: Le verbe dans les langues dénées.
pléter, ou bien peyœnœthûl'quî, ce avec quoi la terre sera déchirée, si l'instrument est moins avancé.
Et les verbes adverbiaux? Ils sont moins nombreux que les précédents, et ne sont pas d'un emploi général. Pourtant le chilcotin a : je suis toujours, tu es toujours etc., qui se conjugue très régulièrement à tous les temps et à toutes les personnes. Le présent affirmatif est: aros'te, aronîTte, arofiTte, at'sœronl'te, arôl'te, aroî'te et aqœronl'te. Ce verbe n'a pas trait à l'existence, mais à la pérennité, et, bien que se conjugant très régulièrement, il doit s'employer avec un autre verbe, avec lequel il s'accorde en genre et en nombre. Ainsi, s'adressant à la Vierge Marie, on dit sarh naiya aronîl'te (toute seule tu marches toi-toujours, i. e. tu es sans mari, tu es vierge), et en parlant d'elle on dira sarh naya aront'te. En porteur nous avons des verbes adverbiaux moins complets, dans le sens qu'ils sont impersonnels au point de vue morphologique, bien que dans Fidée de l'orateur ils puissent se rapporter à l'une ou l'autre des personnes de nos verbes. Vous demandez, par exemple, à un courrier de faire dix milles à l'heure i u'a qœnnih, que ce ne soit pas si vite, remarquera celui-ci, donnant par là à entendre qu'on ne peut pas être si exigeant sans dépasser les limites du raisonnable, sinon du possible. Au contraire, si vous voulez stationner dans un endroit donné une personne qui répugne à y rester plus d'un instant, elle pourra remarquer uza* qœnnih, que ce ne soit pas si longtemps.
Comme conclusion pratique avouons en terminant que les langues dénées sont d'une richesse que l'esprit n'ose mesurer, puisque le nombre de leurs verbes subit des multiplications sans cesse progressantes sous l'effet de formes, employées seules ou conjointement avec plusieurs, dont les principales sont les formes affirmative et négative, habituelle et fréquentative, inchoative et terminative, itérative et instrumentative, causative, objective et comparative ; formes qui dénotent l'erreur ou la peur, continuité ou progression, manière ou neutralité, locomotion, cubation ou station; multiplicité, totalité ou réciprocité; ou enfin qui rendent les verbes unipersonnels, impersonnels ou potentiels; verbes à préfixes components, participiaux ou adjectifs; verbes substantifs et verbes adverbiaux.