DES UE LL LS
gations qui la fixent dans ses soupçons, elle répond :
— Vous avez abandonné la maison paternelle ?
—Oui !
—Vous cédez à un amour passionné ?
—Oui!
— [| vous à décidé à Ze suivre ?
Oui!
Voilà le présent, mon enfant...
—Mais l'avenir, l'avenir, madame... t
—L'avenir! le voici... [l vous déshonorera..…. Il vous abandonnera...... Vous périrez dans la misère, dans les larmes... Votre vieux père en mourra de honte et de désespoir... Voilà l’ave.nir !
Et tirant parti de l’effroi et de la crédulité de la jeune fille, elle lamena peu à peu à des sentiments moins exaltés, la calma, la persuada qu’elle pouvait encore échapper à cet avenir si funeste, et, la faisant monter en voiture, la ramena à ses parents.
—A\h! madame, vous êtes donc sorcière pour avoir su déviner...... dit la jeune fille sauvée. —Non, mon enfant ….… mais je suis mère !”
C'est ainsi que nous rencontrons par fois de
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bons sorciers, dans des personnes qui connaissent assez bien les différentes phases de la nature humaine, par l'expérience des années, et l'étude constante du cœur de lPhomme, pour pouvoir, avec à propos, influencer un jeune esprit, surtout en proie à une de ces passions violentes, capable de tous les sacrifices ; et savoir l'arrêter au moment mème qu'il allait se précipiter corps et âme dans un centre de démoralisation infâme.
Soyons sorciers comme l'était Mme Lenormand et nous serons de bons sorciers. Que de jeunes personnes toinbées qui ne le seraient point aujourd'hui si elles eussent rencontré, avant leur chute,