‹ Le véritable petit Albert ou Le trésor du peuple [microforme]Chapitre 59 sur 82 · CHAPITRE L L’Agriculture et la Colonisation · texte numérisé non relu

CHAPITRE L L’Agriculture et la Colonisation

Le soldat qui verse son sa-g pour défendre sa patrie, er le cu tivateur qui en arrose le sol de ses su urs pour la nourrir, remplissent tous les deux ne mi-sion subl me! * * *

‘C'est parmi les cultivateurs que naissent les meilleurs citoyenset les meilleurs soldats. “

L'agriculture ! quelle mine inépuisable à ex- } ploiter ! que de richesses, que de trésors à découvrir au sein des campagnes par le seul moyen

de l’agriculture bien comprise et bien faite. Elle est la base solide sur laquelle repose toute l’existence plus ou moins heureuse des peuples civilisés.

L'agriculture, c’est tout l'avenir d’un pays ; elle est pour lui comme un coffre-fort sans cesse rempli d’abondantes richesses, servant à alimenter ses milliers d'habitants.

L'agriculture ! c'est encore le principe vital et le dévelospeimenut de toutes les autres industries. Sans agriculture, point de civilisation : c’est un peuple à l’état sauvage, ne vivant que de chasse et de pêche !

Disons avec Mgr l’évêque d'Orléans, (France) dans un discours qu'il prononçait sur cet art, à l'occasion d’un concours agricole :

“ L'agriculture est le fondement mème de la vie humaine : l'agriculture est la nourricière du genre humain. Ah!si la véritable grandeur, si

la réelle noblesse, C’est de servir à quelque chose |

ici-bas, C’est d’être utile, qu'y a-t-il de plus noble et de plus grand que de donner au genre humain sa nourriture et sa vie ? ”

En terminant son discours, l’éloquent orateur ajoutait :

‘ Honneur donc à la culture quelque nom # qu'elle porte, à quelques travaux qu’elle s’ap plique, quelques produits qui sortent de ses

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mains ! Honneur aux hommes qui, la comprenant et l’appréciant, dans sa dignité et ses services, se dévouent et l’encouragent, lui apportent soit leurs bras, soit leurs capitaux, soit leur science et leurs méthodes. soit le glorieux en-

“1 couragement de leurs prix et de leurs récom-

penses ! Honneur à ces fêtes, à ces concours qui couronnent, qui stimulent, qui assurent les progrès par cette merveilleuse exposition des pro-

cédés, de ces méthodes, de ces instruments, par

cette mise en commun si noble et si chrétienne

| aussi des lumières et de l'expérience de chacun

et de tous. Ah ! qu’il fleurise parmi nous, cet art

| antique et divin, source inépuisable de richesses

nationales, qui donne à la patrie de robutes enfants, de forts soldats, et à la société des citoyvens honnêtes et sûrs: barrière contre le désordre, garantie de la paix sociale ; que tout l’en-

courage et Le favorise, que tout en provoque la

diffusion, le progrès et la pratique... d Quant à la belle cause de la colonisation, nous

résumerons toute son importance en quelques mots.

La colonisation ! c’est conquérir de nouvelles

E possessions ! c’est étendre les limites d’un pays!

c'est livrer bataille aux grands arbres séculaires de nos immenses forêts! c’est mettre sur pieds

une armée de jeunes et vigoureux colons tous

munis de provisions, de haches, de pioches et de

Set en -

bèches, et les envoyer prendre d'assaut cet enne. À mi immobile qui couvre de son ombre un sol fer. M tile, et qui fléchira sous les seuls coups de la M cognée du bucheron ! de La colonisation ! c’est encore répandre le bien: être matériel au sein des populations ! c’est mul. tiplier les revenus d’un Etat ! c'est enfin, augmen ter du même coup la puissance des gouverne!

ments et le bonheur des peuples ! | Aussi, le bien-être et la prospérité de notre! | belle patrie dépendent entièrement de lagricul. ture et dela colonisation. Il faut donc de toute M nécessité que la législature vienne au secours de l’agriculteur et du nouveau colon si l’on tient sincèrement à la prospérité de notre pays en gé:! néral et au bonheur du peuple en particulier.

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