CHAPITRE X
Conclusion.
Nous résumerons ce petit livre en très-peu de mots. D'abord, nous conseillerons aux classes ouvrières d’avoir toujours pour principe celui
d'user de la plus grande économie possible, et d'adopter à cet eflut les inesures que nous ieur avons suggérèes dans cet ouvrage ; d'établir dans chaque corps de métier une société à la fois de bienfaisance et de protection : car c'est là le moyen le plus sûr d'améliorer leur condition sociale ; de travailler sans cesse à faire disparaître, surtout, les principaies causes qui sément et entretiennent les haines personnelles et la déunion parmi le peuple ; de cousacrer autant que possible quelques heures à letude de choses propres à leur faire acquérir de nouvelles connaissances dans l'art où Le métier qu'elles exercent.
A la classe agricole, uous lui dirons de s'ap-
pliquer activement à mettre en pratique tous les moyens réputés avantagux qui lui ont été et lui sont sugsèrés, chaque jour, par des personnes qui se dévouent spécialement à la belle cause de lagricultuie, en ce pays; qu'elle lise et relise souvent tous les ouvrages qui peuvent la renseigner sur le bel art de l'agriculture ; (!)} qu'elle se rappelle souveut lé couseil donné par le laboureur à ses enfants, avant sa mort,tiré des Fables de Lafontaine ; qu'elle se rappelle aussi, sans cesse,
@) Voir les ouvrages du Dr Hubert LaRue, de l'abbé F. Pilote, du Dr J. C. Taché, de E. A. Barnard, de l'abbé Provancher, de Ph. Landry, M. P. P., de J. Perrault, de l’abbé Leclere, du Dr Laroque, de L. N. Gauvreau, du R. P. Z. Lacasse, du Dr N.
E. Dionne, etc., etc. Sans oublier de suivre les sages conseris du Journal d'Agriculture et de la Gazette des Campagnes.
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la fameuse touche du R. P. Lacasse, à propos des grelots d'argent. De plus, qu'invariablement elle n'élise, pour la représenter au Parlement, que des hommes sincèrement attichés à notre devise na. tionale : “ Nos institututions, notre langue et nos lois !” avec la ferme détermination d'employer toute leur influence auprès des gouvernements, afin d'en obtenir une protection sans égale pour l'industrie agricole !
Comme complément à ce qui précède nous invitons et sollicitons fortement les cultivateurs a organiser, dans toutes les paroisses, des cercles agricoles, Dans chacun de ces cercles, une bibliothèque, contenant des ouvrages sur l’agriculture, l'horticulture et l'arboriculture, offrirait un immense avantage à tons les cultivateurs, lesquels pourraient y puiser d'importantes notions sur les développements de l'art agricole, an Canada,
Le Dr Hubert LaRue, KE. A. Barnard, le Journal d'Arriculture, la Gazette des Campagnes, l'abbé Provancher, le Dr N, KE. Dionne, dans sa récente et importante petite brochure intitulée: Les Cercles Agricoles dans la Provinee de Québec, ainsi que plusieurs agronomes et journalistes, ont tous écrit de magnifiques pages en faveur de la fondation de ces Cercles. Espérons que leurs voix éloquentes seront entendues d’un bout à l'autre de notre Province. Plus que cela, disons qu'elles vont faire surgir, comme par enchante,
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ment, des centaines de cercles agricoles, du sein desquels nous pourront voir s'accomplir une bienfaisante révolution en faveur du progrès et du développement de la première des industries: la noble cause agricole, qui donne au genre humain sa nourriture et sa vie, pour nous servir de l'expression de Mgr Dupanloup.
Enfin, à tous, nous dirons de peser vingt fois une difficulté quelconque, avant que d’aller se jeter entre les bras d'une Cour de justice pour en obtenir une solution ; puis, de ne jamais oublier que le meilleur procès ne vaut pas le plus mauvais accommodement, Quant à l’intempérance, chacun sait qu’elle est la mère de tous les vices et qu'elle fait de terribles ravages partout où elle s'implante ; portant toujours dans ses flancs meurtris: la misère, la dégradation, la folie et la mort ; pendant que l’homme sobre et prévoyant prolonge ses jours et moissonne, sur la route de la vie, une grande somme de bonheur !
C'est à la génération, déjà penchant vers le déclin de la vie, de souffler, dans l'esprit de celle encore à son printemps, tous Ces grands principes de vérité. Ce sera là, assurément, le plus riche héritage de reconnaissance qu’elle pourra léguer à ses nombreux enfants !
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