‹ Le véritable Petit-Albert ou Secret pour acquérir un trésor [microforme]: suivi d'un petit recueil de quelques-uns des merveilleux secrets de la nature, de la médecine, de l'industrie, des sciences et des artsChapitre 23 sur 57 · FRERE · texte numérisé non relu

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petvers pour exploiter la curiosité toujours si ride et, l'ignorance d’une partie du genre. huin, par l’appât séduisant de la reproduction de ces livres, qui promettent tant de merveilles irréalisables, de même aussi il se trouvera toujours des esprits assez crédules pour croire aux secreis merveilleux que renferment.ces livres, et qui ne manqueront pas de les ‘acheter choque fois que l’occasion s’en présentera, au risque même d’en faire souffrir leurs familles.

L'Eglise n’a cessé de s’élever contre ces livres et Elle a fait tout ce qui était en son pouvoir

pour extirper les fausses croyances que ces ou-

vrages ont semées chez tous les peuples chrétiens. Comme catholique, nous 1 applaudissons de tout notre cœur d’avoir ainsi sans cesse opposé la vérité chrétienne aux erreurs populaires enfantées par la cupidité et l'esprit du mal. Cependant, il faut bien le dire, PEglise n’a pu atteindre la source de cette plaie hideuse de la société, c’est-à-dire qu’elle n’a pu, malgré sa vigilance, empêcher la reproduction de ces livres dangereux. Aussi, nous sommes fermement convaincu, que c’est à cela que cette fatale aberration du genre humain doit de s’être perpétuée jusqu’à nos jours.

À ce mal, puisqu’il existe, nous croyons que le spécifique serait de publier des contre- Petit- Albert, Grand-Albert, Grimoires, etc., etc., afin de dévoiler toutes les absurdités que renferment ces livres si recherchés, et qui faussent si gravement l'esprit des gens par trop crédules.

Nous ne voulons pas dire que l'ouvrage que nous publions atteindra ce noble but ; car, par lui, nous n’avons voulu qu’attirer l'attention de nos bons écrivains, et les engager à traiter dans toute son étendue le sujet important que nous effleurons aujourd’hui d’une manière si impar-

faite. Mais en attendant que d’autres, plus habiles que nous à combattre les erreurs populaires, s’engagent dans la voie que nous parcourons avec une certaine inquiétude, quant au succès, nous poursuivrons l’œuvre que nous avons commencée dans l’unique but de servir la cause des classes laborieuses des villes et des campagnes.

Nous passerons maintenant des trésors éphémères aux trésors véritables que peuvent acquérir les classes ouvrières.

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