CHAPITRE IV
Histoire de trois Chercheurs de Trésors, Montréal.
En 1846, résidant alors à Montréal, on nous raConta, à propos de chercheurs d'argent, une scène bien amusante, qui eut lieu durant l’automne de 1843 près du fameux Château-Mactavish, au pied de la Montagne s’élevant immédiatement en arrière de la ville de Montréal.
Nous dirons d'abord quelques mots sur ce vieux château, qui n’a Jamais été achevé et qui a fourni tant de sujets à la légende et de terreur pour les enfants.
La superstition a toujours fait croire chez le vulgaire que le Château-Mactavish était hanté pr des esprits, des fantômes et des revenants de toute espèce ; et qu'aucun être humain n’aait pu ÿ demeurer à cause du tintamarre, des bruits de chaînes et des lamentations qu’on y entendait chaque nuit, de la cave au grenier. Contes d’enfants que tout cela. Si réellement on ait vu parfois des lumières et entendu du bruit et des lamentations, partant de l’intérieur ‘Ie ce château inhabité, on peut être certain que ce ne fut là que le fait de quelques désœuvrés sans gîte, qui trouvaient bon d’aller faire la noce dans un lieu où ils ne craignaient nullement d’être inquiétés par quelques autres personnes.
Ce château, qu’on à démoli le printemps dernier (1861), a laissé encore, en «lisparaissant, nn nouveau, mais triste souvenir, Un Canadien, du nom de George Chartrand, l’un des maçons cccupés à en démolir les murailles, fut écrasé par un pan qui s’affaissa tout à coup sur lui ; et
il mourut peu d'heures après en avoir été retiré.
Quelques commères ont dû, sans doute, attri.
buer ce fatal accident aux esprits où fantômes, mécontents de ce qu’on leur enlèvait ainsi leur ancienne demeure ?....
Trois individus, habitants du fauboug Saint- Antoine, prétendaient donc qu'il se trouvait un trésor caché tout près de ce château ; Mails que poux s’en saisir, disaient-ils, il leur manquait ës moyens propres à conjurer les esprits qui le gardaient.
Is s’adressèrent un jour à la personne qui nous TaConta cette anecdote, croyant qu’elle possédait le Petit. Albert, pour lui demander si elle ne pourrait pas leur donner une conjuration ou formule de prière indispensable, croyaient-ils, Pour s’emparer de ce trésor.
Curieuse de savoir, dit-elle, ce qu’ils voulaient en faire, je leur répondis affirmativement : mais je leur dis que, pour réciter avec effet la Conjuration que j’allais leur donner, il leur faudrait jeûner toute une journée, et faire en outre, à l'endroit où se trouvait le trésor, le sacrifice de deux chats noirs, en se servant d’un couteau dont la lame fût encore vierge (1). Inutile de dire qu’ils sy engagèrent tous. De suite je traçai sur une feuille de papier une foule de mots qui ne pouvaient être compris dans aucune langue ; et, en leur donnant ce papier précieux, je leur fis promettre solennellement d'en garder le secret pour eux seuls.
Quelques jours plus tard, c’était un vendredi soir, Voici ce qui se passait au pied de la Montagne de Montéal, à quelques pas du Château- Mactavish :
(1) Dans tout sacrifice où l'on répand lo sang, il faut que Île couteau, ou autres instruments, dont on se sert à cet effet goit neuf, Les livres de comjurations l’exigent tous. Quelle absurdité !
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Trois hommes, blottis dans une petite cavité, se préparaient à faire le sacrifice de deux matous noirs, qu’ils maîtrisaient difficilement, L'un des trois aiguisait à cet effet un long couteau encore tout neuf, ... de
À ce moment, minuit sonna aux cadrans de l’église anglicane et les douze Coups argentins furent apportés jusqu’à eux par une brise d’autornne, assez forie et continue, qui faisait mugir sourdement les grands arbres de la montagne en en agitant les branches et les feuilles, déjà jaunies, avec un bruit semblable à la pluie qui tombe durant un fort orage. Le Saint-Laurent mêlait aussi, à ce concert nocturne de la nature, sa voix si puissante qui roule, en grondant, ses eaux avec tant de force et tant de rapidité vers la Pointe Saint-Charles, en se torturant sur un lit de milliers de cailloux,
Alors le sacrificateur immola l’un des chats, et, à l’instant, la victime couvrit tous les alen. tours de ses sinistres miaulements. Ce qu’entendant son camarade, qui comprit de suite le sort qui l’attendait, se met aussitôt à Jouer des dents'et des griffes, si bien qu’il fait lâcher prise à l’homme qui le retenait captif, et il disparaît dans la Montagne...
— Voilà une affaire manquée, dit l’un d’eux, et je crains fort maintenant que ce chat donn l'éveil à tous lés esprits du: voisinage... 52111
En effet, à peine avait-il prononcé ces mots que de grandes flammes, surgissant tout-à-coup de la montagne, s’approchèrent dans leur direction, accompagnées d’un bruit épouvantable de chaînes et de chaudières ; et, en moins de dix minutes, tous haletants, les cheveux hérissés, plus morts que vifs de frayeur, nos trois chercheurs de trésors sé retrouvaient dans le faubourg Saint-Antoine, ayant parcouru une distance à
faire frémir les meilleurs coursiets du monde, Ces pauvres diables se comptèrent encore heu: reux de s'être rétirés de là, en y laissant, deux, leurs côuvre:chefs, et l’autre, la queue de son habit, restée en trophée sur un piquet de elôture ! | Sécoootéos ose dt onte cod 0 d'a ls did er bid'e 65 bete Voici maintenant l’explication de tout le mystère. La personne, de qui nos trois individus avaient obtenu une conjuration, ayant appris deux, la nuit, l’heure et le lieu où ils devaient se reridre à la Montagne, à la recherche du prétendu trésor, communiqua aussitôt cette farce à plusieurs de ses amis, et ils s’énigagèrent, au nombre de huit, d’aller ce soir-là, à quelque distance de l’endroit où devaient se rendre nos chercheurs, tous munis de torches enflammiables, d’un'paquet de chaînes et d’une chaudière, afin de leur jouer un mauvais tour. On sait quel en fut le résultat. Voilà à quoi se réduisent, généralement, toutes ces visions infernales, esprits, fantômes ou revenañts, qu’on prétend voir, et qu’on dit garder les trésors cachés. |
| CHAPITRE V. | Histoire de cinq Chercheurs de Trésors, Québec.
Assez souvent il arrive que les chercheurs d’argent découvrent de curieux trésors dans leurs perquisitions nocturnes, et dont les espèces qu’ils renferment sont parfois plutôt liquides et coulantes, que solides et sonnantes ; aussi nous croyons très à propos de rapporter ici un fait de
ce genre qui se passa, il y à quelque vingt ans,
à Québec, entre les deux citernes que nous vèyons ehcoré aujourd’hui, quoiqu'én partie
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détruites, sur le terrain de l’ancienne résidence de feu M. Perrault (1), rue et faubourg Saint- Louis. Ce fut près de la citerne qui se trouve à l’ouest de ce terrain, rue Claire-Fontaine, en face du Clos de la Tour (2), que la scène suivante se passa, | Éd Lie ‘La personne de qui nous tenons cette histoire faisait elle-même partie de cette excursion. nvcturne, ou plutôt de cette pêche aux trésors, mais C’était plus par ‘curiosité qu’autrement, disait-elle.: Laissons-là parler : » AO
() M. Joseph-François Perrault, né à Québec le ler! juin 1753, fit le commerce des pelleteries durant plusieurs années pour son père qui avait été/s’établir aux TIlinois après la prise du Canada parles arméés britanniques. Revenu en Canada, M. Perrault s’établit à Montréal, où il étudia le droit ; eten 1795, lord Dorchéster le nomma Greffier de là Cüur du Banc du Roi pour le dise trict de Québec : charge qu’il ne cessa de remplir avec distinction” jusqu’en 1844. M. Perrault expira le 5.avril de cette même :; année, à l’âge patriarcal de près de 91 ans, après avoir consacré presque toute sa fortuue à l’éducation de la jeunesse:: Il déboursa près de $8:000 Pour l'érection et l'entretien. de deux maisons d'école, en 1830 6t 31, dañs le faubourg Saint-Louis, dont l’une était pour les garçons et l’autre pour les filles, et dans lose: uelles on enseigouit non-seulement à lire et écrire mais mème l'industrie et l’agricultére pratiques. II dépensa, en outre, plus de - 86,000 pour établir une ferme-:mnodèle près dé'la Petite! ivièré Saint-Charles ; mais il eut la douleur de voir tomber cet établissement d'étude pratique, après quelques années d'existence, faute d'encouragement. Il dota nussi le pays d'ouvrages classiques qu'il rédigea et fit imprimer à ses propres frais, tels que gram- , aires. anglaises, françaises et latines; des vocabulaires ; des manuels pour lesinstitüteurs et les institutrices ; un abrégé de l'Histoire du Canada ; un traité de grande et petite culture un: traité de médecine vétérinaire, ete., etc. Cependant, qui le croirait, lo nom et les bonnes œuvres de cet homme si dévoué à l’éducation et au bien-être de ses compatriotes, paraissent : être déjà :: passés à l’état d’un oubli Complet. Est-ce ainsi que le pays doit reconuaître et réconpeñser dignement le dévouement de ceux, qui Cousacrest leur fortune à répandré l'éducation parmi le peuplé :1..;: Indifférence et oubli ! quelle reconnaissance !.... 1:
(2) Terrain appartenant au Bouvernement militaire où.se:trouve érigée une tour de défense. On compte en ligne droite, à l’oest de la ville; depuis le côteau Sainte-Geneviève jusqu'aux Plaines d'A:: braham, quatre tours érigées par le gouvernement inilitaire, sous. . administration de sir James Henry Craig, de 1807 à 1811, ‘Lim. = portance de ces tours est de garantir la ville, en temps de: guerre, : d’une invasion de l’armée ennemie de ce côté : étant celui qui peut mottre la ville le plus en dangor devant une armée considérable.
Le printemps dernier, — nous disait en 184cette personne, — je m’associai à qüatre de mes amis, parmi lesquels se trouvait un vieillard qui comptait déjà plus de quarante années passées à la recherche d’un trésor, à l’aide du Petit- Albert, qu’il conservait comme la prunelle de, ses yeux. Mais, à l'époque où :se passe cette scène, notre homme n’avait pu encore obtenir aucun, bon résultat, car toujours il avait été trompé dans ses espérances.
Or, cette fois, il était plus que jamais convaincu de trouver un trésor caché dans un-cercertain lieu à lui seul connu, et il s’engageait à le partager avec nous si nous voulions l'aider dans cette dernière tentative. Les conditions étant faciles, nous les acceptâmes.
Nous étions donc cinq personnes de notre bande le jour que nous arrêtâmes ce projet tout doré !
A quelque temps de là,—c’était dans le mois de mai,—durant une nuit pluvieuse et naturellement bien sombre, guidés par notre vieillard, nous nous rendîmes, un peu avant minuit, à l'endroit où se trouvait le prétendu trésor.
Arrivés sur les lieux fortunés, on planta à droite une branche de laurier, à gauche une branche de verveine, car, selon le Pelit-Albert, la-verveine et le laurier sont d’un bon usage pour empêcher que les esprits (gnomes) ne nuisent au travail de ceux qui sont occupés à chercher des richesses enfouies sous terre ; puis on fit brûler un certain parfum composé d' après une recette enseignée aussi dans le même livre.
—Maintenant, dit notre vieillard, ces précautions seront cause que les esprits, g gardiens du trésor, he nous seront point nuisibles, et, si mon Petit-Albert dit vrai, ils nous aideront même dans notre entreprise.
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Sur ce, on se met à creuser activement la terre, entre les branches de laurier et de verveine, et en moins d’une demi-heure, par une pluie battante qui nous fouettait la figure en tous sent, on découvre, à quelques pieds du sol, un large coffre de bois,,.,: C’était le:trésor ! il n’y avait pas à en douter. Tous transportés de joie, nous en brisons:le Couvercle, et c’est à qui y plongera la main le premier pour'en retirer les richesses ; mais, par déférence, il fut convenu que ce privilége appartenait de droit à notre chef à qui nous étions redevables d'une découverte aussi précieuse. IL fallait nous voir inspecter les goussets et les poches de nos vêtements pour s’assuter de leur:solidité et voir s’il ne s’en trouvait point de troués.
Mais la déception fit bientôt place à notre folle joie, car en plongeant le bras dans le coffre, notre vieillard le retire aussitôt en jetant une excla: mation de surprise indescriptible accompagnée d’un juron épouvantable, puis au même instant deux énormes chiens terneuviens arrivent sur nous en aboyant et: hurlant. à faire trembler la terre... Le diable! tel fat le cri général. Et chacun de prendre ses jambes à son cou; et sauve qui peut. Quant à moi je vons assure que je ne fus point le dernier, et jé me trouvai transporté sur la rue Saint-Jean, sans savoir comment et par où jy étais descendu si rapidement,
Revenu un peu de ma première frayeur, je commençai à m’inquiéter sur le sort de mes ass0Ciés que je ne voyais point reparaître, et la curiosité de savoir ce qui avait pu leur arriver me détermina de retourner sur mes pas, en ayant soin, toutefois, d’épier à travers les ténèbres le moindre signe de danger, et én me ténant conse tamment sur le qui-vive. Arrivé aux coins des rues Prévost et Claire-Fontaine; j’aperçus trois
de mes camarades ‘occupés, près d’une mare d’eau bourbeuse, à faire la lessive à notre mallieuteux plongeur, qu'ils avaient retiré parles oreilles du fond d’un grand canal rempli de saletés les plus ordurières, et dans lequel il était tombé, en voulant se défendre contre les chiens qu’on avait pris à tort pour le diable, car le lendemain je pus m'assurer qu’ils appartenaient à un bourgeois anglais dont la résidence attenait précisément au terrain sur lequel nous avions fait nos recherches. |
IL fallait voir quelle drôle de mine faisait notre homme au Pelit-Albert, et je ne pus m’empêcher de lui dire, au milieu de sa confusion, que son fameux livre, avec ses secrets merveilleux, ses branches de laurier et de verveine, y compris, ses parfums, nous avait fait découvrir un curieux trésor liquéfié d’où s’échappaient des odeurs.qui étaient bien loin de sentir.la rose, et je les quittai, tout en riant de notre mésäventure, en leur faisant abandon bien entendu de ma part de butin. | | oser sonné donssscs de silioncsesesees
Le lecteur: nous pardonnera sans doute, de rapporter une pareille scène, attendu que notre unique but est de faire saisir tout cé qu’il y a à la fois de déplorable, d’absurde et de dégradant chez l’homme qui se livre ainsi par son ignorance à de telles actions. |
[IL y aurait des centaines d’histoires à raconter à propos des chercheurs d'argent, mais comme nous croyons. les avoir toutes résumées, moins quelques variantes, par celles qui précèdent, nous nous en tiendrons là pour ne nous occuper maintenant que de la cause principale qui a fait se propager jusqu’à nous de pareilles croyances, eniachées de tant d’absurdités. .
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CHAPITREEN Lun vaonvie leon
La cause de la propagation de Ces fausses croÿances + Jusqu'à nos jéurs. ‘7° .
“ Depuis Ia venue de Jésus-Christ,
tous leg enfant de sôh Eglise; ré:
pandue sur toute; la terre, le connaissent et le comprennent. Cependant, encote chez nous comnie chés les anciens juifs, les abus sÜperstitieux n’orit .
pastous disparu.” (CoLLinN DE PLAN6Y.) D'abord nous dirons que les fausses croyances des’ peuples d'autrefois sur l'existence des trésors cachés, gardés par des esprits. mysté+ rieux, ont eu pour mère:la superstition, : et qu’une telle mère ne pouvait enfanter et multi plier aütré chose que la superstition ; et, chose déplorable, ces filles de l’erréur ont trouvé pour époux une grande partie du ‘genre: humain:
Aussi, de, toutes ces alliances, marquées «du signe de la folie, on vit naître des légions de créatures qui,se développèrent rapidement sous l'influence de toutes ces Superstitions, lesquelles ont pour bases principales l'ignorance, .l’orgueil, le fanatisme et la peur ; quatre causes que les docteurs chrétiens n’ont Jamais cessé de: combattre, car, ‘“.quoique les philosophes se vantent;—dit un auteur distingué,--il est bien établi que c’est l'Eglise qui a toujours, , fait: le plus pour.extirper les superstitions. 4 {in ais, en dépit des efforts constants qu’Elle ait pu faire, dans tous les temps; pour déraciner et. détruire les superstitions, La. fa. tale croyance aux trésors cachés et gardés par: des esprits, chiens on chats noirs, elc., estencore de nos jours très répandue, surtout parmi les populations des Campagnes ; et tout homme
de bon sens est frappé d’étonnement de voir que de pareilles sottises se soient propagées à travers tant de siècles pour arriver jusqu’à nous aussi vivaces quei jamais, en dépit des lumières régénératrices du XIXe siècle.
Comment donc expliquer la causé principale d’une persistance aussi tenacé chez les peuples, même les plus civilisés ? La cause de cette malheureuse propagation: est pourtant le fait, il n'y a pas à.en douter, d’hommes qui se vantent d’être dans la voie du progrès, et qui, connaissañt tous les rouages de l'ambiticn et de la crédulité humaines, répandent chaque année, en Europe, des milliers d’exemplaires de ces livres mensongers au milieu des classes laborieuses, et cela dans l’unique but de faire une, spéeulation lucrative, au grand détriment de la vérité; du bonheur de la société et de tout sentiment honnête qui distingue le véritable chrétien et le bon citoyen. |
Par exémple, la France, —elle n’est pas la seule, mais, comme elle se trouve à la tête de là’ civilisation la plus avancée, nous la citons de préférence, compte pour beaucoup dans la propagätion de ces rêveries absurdes, puisqu’on y vend encore, chaque année, aux habitants des campagnes des milliers d'exemplaires du Grand-Albert. : Dans presque tous les pays de PAncien-Monde, en Angleterre, en Ecosse, en Allemagne et ailleurs, on y imprime et on ÿ vend encore tous les jours de ces sortes de livres. | à
Après cela, il ne faut plus s'étonner si nous trouvons encore en grande vogue chez nous, les fausses croyances qui faisaient, dans les temps anciens, l'apanage des peuples dévoyés ; car il est une chose certaine, c’est qu’aussi longtemps qu’il se trouvera des hommes à l'osprit assez