CHAPITRE II, Posséder des Richesses
“ Heureuse la famille qui n’a pas trop de richesse, et qui ne souffre pas de 1n pauvreté,” :
‘ Pierre qui roule n’amasse pas de mousse?
La soif de l’or est tellement violente chez la plupart des hommes, que la seule perspective de posséder un trésor suffit généralement pour les engager à tout quitter : patrie, familles, amis, et leur faire braver toutes sortes de dangers.
Cependant, on peut acquérir des richesses avec beaucoup plus de certitude sans s’éloigner pour cela de sa patrie et sans courir aucuns pé-
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rilss Voyons comment : —Mais je voudrais posséder un certain capi-
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tal, un petit trésor, enfin, dit encore l’homme, Pour me mettre à l’abri des mauvais Jours, ame: nés soit par le manque de travail, soit Par la maladie,
—Très-bien, et vous avez doublement raison F de plus vous le pouvez encore. Mais, pour cela, il vous faut faire d’abord le sacrifice de toute dépense inutile ou frivole 5 Puis économiser sur vos gages de chaque jour, une petite somme, he serait-ce qu’un sou, que vous placerez en réserve ; et, quand vous aurez ainsi, durant quelques années, accumulé économie sur économie, vous vous trouverez possesseur d’un joli petit capital. Alors vous serez riche audelà de vos besoins journaliers, et vous aurez le commencement d’un trésor qui ne pourra que s’accroître de jour en Jour.
Lorsqu'un ouvrier est possesseur d’un capital, si petit qu’il soit, il participe de ce moment même à tous les bienfaits de l’ordre sacial. Une première économie, dit un auteur, encourage à des économies nouvelles ; ces placements le rassurent (Pouvrier) contre les infir-
mités de la vieillesse, contre les accidents de la vie et contre les chances d’un travail qui n’est pas, dans tous les temps, également rétribué.?
Au contraire, “ l’ouvrier qui n’épargne pas est sans excuse de nécessité, sans prévoyance de la maladie et de la vieillesse, sans tendresse Pour sa famille, sans pitié pour lui-même.