CHAPITRE IV
La Persévérance, ‘ Petit à petit, l'oiseau fait
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— C’est vrai ! et je Comprends parfaitement bien tout cela, —dit encore notre homme ;-mais
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je voudrais, ajoute-t-il, devenir riche immédia- ù
tement ; c’est trop long d’attendre ainsi des an: | nées, et il faut trop de persévérance pour faire :
ces économies.
C’est pourtant la seule voie qui reste ouverte ‘K aux classés ouvrières, et c’est en la suivant qu’elles peuvent parvenir le plus sûrement à |
l'aisance et au bonheur. Au reste, tout ce qui |
nous entoure dans la nature nous en donne une
preuve chaque jour. ù Parexemple, l'oiseau, cette charmante et frêle ï
créature, n'est-ce pas toujours petit à petit qu’il
fait son nid, pour y élever sa petite famille aîlée
et la mettre à l’abri de l’intempérie des sai-
sons ?
L'enfant au berceau n’a-t-il pas mille et une | vicissitudes à essuyer avant que de devenir 4 homme ? M
Les grandes villes qui étonnent le plus les À peuples par leurs richesses et leurs merveilles, E n’ont-elles pas commencé d’abard par la cons- L . truction d’une ou de quelques habitations de la ; plus pauvre apparence, élevées dans le temps { au milieu d’u:e forêt ou d’un désert? Ce- :
pendant quel progrès et quelle persévérance e dans le développement de ces grandes villes !
La terre ! n’a-t-elle pas toujours suivi la L. même marche que Dieu lui imprima après Pa- E :4 voir créée ? Et les années, les saisons, les jours 4 et les. nuits? Quelle admirable régularité dans { b cet enchaînement perpétuel de la nature ! Quelle d persévérance ! , f
Et de dire que l’homme seul, le chef-d’œuvre EF de la création, voudrait se soustraire aux lois ÿ divines et naturelles qui régissent si bien tout d ce qui se meut autour de nous!...... Erreur fatale { oui ! fatale pour un grand nombre d’hom- À