‹ Le véritable Petit-Albert ou Secret pour acquérir un trésor [microforme]: suivi d'un petit recueil de quelques-uns des merveilleux secrets de la nature, de la médecine, de l'industrie, des sciences et des artsChapitre 33 sur 57 · CHAPITRE VIH · texte numérisé non relu

CHAPITRE VIH

Les Caisses on Banques d'Epargne.

“ Une caisse d'épargne est une institution essentiellemont anli-ré.

volulionnaire.!

Maintenant, si l’ouvrier ajoute l'intérêt que lui rapporteront ses économies déposées dans une Caisse où banque d'épargne offrant, bien entendu, toutes les garanties d’une bonne administration (1), il verra son petit capital grossir encore bien plus vite : car l'argent placé à intérêt fait des petits, dit Franklin, c’est-à-dire que l'argent engendre Pargent. |

Par exemple, toute somme d’argent, déposée dans une Banque d'Epargne n’offrant même que 5 pour 100, se double à peu près tou: les seize ans, seulement par les intérêts : d'un petit capital de vingt-cinq piastres, on en obtiendra einquante au bout de 16 ans, et ainsi de suite.

Aussi l’importance d’une caisse d’épargne est incalculäble pour les elasses ouvrières. Comme le dit Cormenin, cette institution permet à l’ouvrier de devenir maître un jour, en achetant, avec ses petits capitaux amassés, un fonds! de

* boutique achalandé, ou de faire les frais et achats

(1) Nous ne pouvons nous empêcher ici de déplorer amèrement,,

| —sans vouloir blâmer personne individuellement, —la malheureuse

chute de la “ Caisse! d’Economié de Saïnt-kocl, ”? qui a, par sa

| mauvaise administration, porté une profonde et grave atteinte!

crédit de toutes ces institutions en cette ville. Mais hâtons-nous de Prévoyance et d'Epargne de Québeo, ” sont heureusement là,pour nous prouver toute l’efficacité et toute l'importance de ces 1nstitutions, qui, —comme l’a dit si justement un auteur, —sont anti révor lutionnaires, surtout. quand elles sont dirigées per :des hommes aussi iutègres que ceux que nous voyons à la tête de nos deux Caisses

d’un premier établissement, ou de cotisacret plus tard, s’il est actif, ingénieux, entreprenant, à quelque entreprise plus fructueuse que le gain rétréci d’une manualité journalière, des Capitaux qui, ‘épargnés, ne sufhraient pas à cela.”

‘ La frugalité, la prévoyance, l'esprit d’ordre, a dit un autre auteur, telles sont les qualités dont les caisses d’épargne feront bientôt contracter l’habitude à l’ouvrier. Longtemps courbé sous le poids-de l’infortune, son âme se relève ; il commence à s’estimer avec justice ; puisqu'il tient ce qu’il, possède du travail et de la sagesse, Ses mœurs s’améliorent, son earactèrs s’adoucit, son intérieur est: plus calme, sa famille plus affectionnée et plus heureuse : en devenant propriétaire, il devient un membre plus actif de la société ; il possède, il: a intérêt de conserver ; il goûte les bienfaits de ordre général, il s’y affectionne et il en sent la nécessité. ?

Profonde et admirable vérité ; aussi les classes ouvrières ne devraient jainais la perdre de vue, car c’est là le véritable moyen que l’ouvrier doit adopter et mettre en pratique, s’il veut se * mettre lui et sa famille à l’abri des infortunes ou des infirmités, amenées inévitablement par un âge avancé. Alors il verra sa carrière se terminer avec beaucoup moins d’amertume, parce que ses économies constantes du passé lui permettront de finir ses jours, après un rude labeur, au sein de sa famille bien-aimée, qui lui prodiguera ses soins empressés, sans avoir la douleur, toujours bien amère à ce moment suprême, soit de recourir à l’assistance de personnes amies ou bien étrangères, ou encore d’aller mourir à l’hôpital. Aussi cet heureux ouviier emportera ‘avec lui, au-delà du

sacret repre- > que e, des pas à

d’ory qu'a“ jentôt emps ne se tice ; et de aracle, sa : en mbre itérêt ordre éces-

clas- ‘e de

tornbeau, la bien douce consolation qu’il laisse à ses enfants chéris et à sa famille le- bel exernple de l’économie, accompagnée de quelquesuns de ses bons fruits !

Page 1