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faveur des maîtres et des ouvriers en particulier.
Pour obtenir ces beaux résultats, —il ne faut pas se faire illusion, —il faudra sans doute des années d’une grande persévérance. Mais, d’un autre côté, quel est celui qui ignore que le travail eonstant triomphe de tout ? L’immortel Franklin, —lui qui a doté le monde de si belles et de si utiles choses, entr’autres l'électricité, qui, par le moyen des télégraphes, communique aujourd’hui, à la minute, la pensée humaine à des mille lieues de distance,—eh bien ! cet homme de génie a dit quelque part : que la goutte d’eau, tant petite qu’elle soit, finit toujours, en tombant sans cesse une à ue, par creuser la pierre la plus dure. Or, supposons que ces sociêtes ne soient que ces gouttes d’ean et qu’elles travaillent avec constance dans cette nouvelle mission, elles finiront certainement par imprimer le cachet ineffaçable de leur persévérance et de leur énergie.
C’est encore au sein de ces sociétés que les classes ouvrières pourraient adopter des moyens afin de s’entendre avec nos législateurs sur lPurgence de la passation d’une loi ayant pour but de régler généralement à Pavantage de tous la question des gages dans les différents corps de métier, ainsi que l'apprentissage à faire pour exercer un métier quelconque, et de protéger ces différentes classes plus efficacement en paralysant en partie l’envahissement des cités par un trop grand nombre d'ouvriers étrangers,
Personne, sans doute, ne niera au peuple le droit qu’il a d'exiger de ses députés l’acecomplissement, si non de toutes, au moins d’une partie des promesses faites par eux avant chaeune des élections générales ?
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minées, plusieurs de ces représentants du peuple, deviennent aussitôt d’une indiflérence impardonnable à l'égard de leurs commettants, et ne paraissent pas plus s’oceuper de leurs électeurs que des habitants de la lune, Cependant, quelques jours avant la votation, on avait vu ces mêmes hommes sévertuer beaucoup à faire de belles promesses : rien moins que mers et monde !.…. sans compter les grands mots de prospérité ! de liberté ! d'égalité ! de fraternité ! de peuple-roi!!!.,,.,.., et qui, une fois élus, paraissent se moquer de ce même peupleroi! 6.
Or, qu’on n’oublie pas ceci: avec l’existence des sociétés dont nous venons de parler, le règne de tous les représentants, qui ne s'en tiennent qu'aux promesses, devra finir, et le peuple ne pourra qu’y gagner très-certainement.
Pour terminer ce chapitre, nous engageons fortement, encore une fois, les ouvriers à se mettre immédiatement à établir au milieu d’eux des sociétés de secours mutuels et de protection comme corps, car il y va de leurs plus grands intérêts, tant au point de vue du bienêtre matériel qu'à celui de leur condition sociale ; de plus, que l’union soit toujours leur cri de ralliement ; que leur respect et leur attachement à nos institutions religieuses et nationales soient plus vivaces que jamais; qu’ils travail. lent aussi en commun à faire disparaître toutes les causes, où du moins les principales, qui entretiennent et fomentent chaque jour ees hat nes personnelles qui sèment la désunion parmi le peuple ; car, pour nous servir des réflexions admirables de l’un de nos premiers journalistes franco - canadiens : 4 Ici comme aux Etats- Unis, comme en Europe, les signes des temps sont incertains, et dans ce ciel sombre et brus
meux, is peuples marchent en t‘tonnant vers leurs destinées. Si nous voulons échapper u d °r, lenous-nous tous par la main, et, pour
reconnaître dans la nuit qui se fait autour
Nous, poussons tous le même cri de rallicit.” (1) Union!!!
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(1) Journal de Québ ro du 30 mars 1861, dans un article sur la nécessité do l'union de Canadiens entr'owx, par l’'honorable M. Cauchon, aujourd’hui ministre des Travaux Publics,
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