‹ Le véritable Petit-Albert ou Secret pour acquérir un trésor [microforme]: suivi d'un petit recueil de quelques-uns des merveilleux secrets de la nature, de la médecine, de l'industrie, des sciences et des artsChapitre 48 sur 57 · CHAPITRE IX · texte numérisé non relu

CHAPITRE IX

Conclusion,

Nous résumerons ce petit livre en très-peu de mots. D'abord, nous répéterons aux classes ouvrières d’avoir toujours pour principe celui d’user de la plus grande économie possible et d'adopter à cet effet les mesures que nous leur avons sugoérées dans cet ouvrage ; d’établir dans chaque corps de métier une société à la fois de bienfaisance et de protection, car c’est là le moyen le plus sûr d'améliorer leur condition sociale ; de travailler sans cesse à faire disparaître surtout les principales causes qui sèment et entretiennent les haînes personnelles et la désunion parmi le peuple ; de consacrer autant que possible quelques heures à lPétude de choses propres à leur faire acquérir de nouvelles

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connaissances dans l’art ou le métier qu’elles exertent.

À la classe agricole, nous lui dirons de s’appliquer activement à mettre en pratique tous les moyens réputés avantageux qui lui ont été et lui sont suggérés chaque jour par des personnes qui se dévouent spécialement à la belle cause de lagriculture, en ce pays ; qu’elle se. hâte d’organiser dans chaque paroisse des associations de secours dans le genre de celles de M. Drapeau, à qui nous devons cette heureuse idée si pleine d'avenir, de prospérité et de bonbeur pour l’établissement de nos jeunes colons canadiens ; qu’elle lise et relise souvent les Considéralions sur lagricullure canadienne, au point de vue relixieux, national et du bien-être matériel, par Un Ami de l’Education, ” ainsi que le Conseiller du Peuple, par “ Un Compatriote ; ” qu’elle se rappelle souvent le conseil donné par le laboureur à ses enfants avant sa mort, tiré des Fables de Lafontaine ; qu’invariablement elle n’élise pour la représenter au Parlement, que des hommes sincèrement attachés à notre devise nationale : “ Nos institutions, notre langue et nos lois!” et tous bien disposés à employer toute leur influence auprès du gouvernement pour obtenir de lui, une protection sans égale pour l’industrie agricole !

Enfin, à tous, nous dirons de peser ving: fois une difficulté quelconque avant que d’aller se jeter entre les bras d’une Cour de justice pour en obtenir une solution, puisqu'il est reconnu partout que le meilleur procès ne vaut pas le plus mauvais accommodement ; quant à l’intempérance, chacun sait qu’elle est la mère de tous les vices et qu’elle fait de terribles ravages partout où elle s'implante et qu’elle porte toujours dans ses flancs meurtris, la misère, la dé-

gradation, la folie et la mort, — que l’on relise plutôt le chapitre consacré à ce sujet, — peñdant que l’homme sobre et prévoyant prolonge ses jours et moissonnie sur la route de la vie une grande somme de bonheur !

C’est à la génération, déjà penchant vers le déclin de la vie, de soufiler dans l'esprit de celle encore à son printemps, tous ces grands principes de vérité. Ce sera là, assurément, le plus bel héritage qu’elle pourra léguer à ses nombreux enfants !

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