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Soit 291.380 personnes, quidonnent6.113 mères.
Dans le tableau 2 du titre 1°", qui me donne ces chiffres (Statistique 1902, publiée en 1904, tableaux annexes), s1 le lecteur veut bien contrôler mes citations, 1l verra au total des mères de population européenne 10.642, au lieu de 9.960, que je donne ; c’est que j'ai retranché l'élément juif et musulman naturalisé.
Ces statistiques, je le répète, ne portent que sur une période de six mois. Mais j'ai cru nécessaire de citer ce chiffre qui montre pour cette période et dans une population de nombre sensiblement égal le double de mères chez les étrangers européens. (Étrangers s’appliquant à l’origine et non à la nationalité seulement) :
292.464 Français ont 3.847 mères ; 291.380 étrangers ont 6.113 mères.
Car si je dis mon impression, que j'ai remarqué, dans l’exaspération des fonctions génératrices chez 4 les racesen concurrence de transplantation sur le sol africain, l’infériorité évidente de la femme d’origine 4 française, on me dira, on me peut répondre, qu'une 4
impression de moi vaut celle d’un flâneur des Galeries Bab-Azoun, et que le fait de provenir de moi ne donne pas à une remarque autorité suffisante pour qu’on l’accepte. C’est pour cela que j'ai cité un chiffre irrécusable soulignant, illustrant mon observation que dans la transplantation algérienne notre race est frappée au ventre.
Le type physique se modifie. Et n’ergotez point en ne songeant qu’à la seule natalité et en disant que tout au contraire alors que la natalité française diminue dans la métropole elle augmente en 1 Algérie... car non seulement vous diriez une absurdité... mais une absurdité confirmant mon observa- À tion que l'Algérie modifie le type physique. ]
Ces modifications prouvées par les conséquences 1 dont on peut faire l'observation en étudiant les faits : de vie purement animale échappent à la généralité des écrivains qui s'occupent de l'Algérie. Les faits de la vie dite morale les frappent davantage. Le dernier chauffeur de paquebot entre deux verres à la : pêcherie d'Alger et à la Cannebière est capable de ù | longuement disserter sur la mentalité nouvelle de | L. l'Algénen. ; Ce phénomène — pas celui du chauffeur ou de ë | l’amateur collectionneur de mentalités — celui de la mentalité différente — grands dieux! que ce mot de- | |
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vient agaçant — mais il n’y en à pas d'autre, — ce phénomène, donc, provient d’une modification physique du cerveau.
L'adaptation de la race à un climat règle la cireulation de l’influx nerveux dans un équilibre normal avec la tension des fluides de l'atmosphère, ondes électriques, rayonnements connus et inconnus. Le cerveau de l’homme de l'Ile-de-France, est réglé | pour fonctionner normalement dans la tension élec- |
trique normale de l'Ile-de-France (1). Il ne fonctionnerait normalement devenu Algérien que si la tension normale des électricités et des rayonnements de l’atmosphère de l'Algérie était absolument semblable à celle des fluides qui animent l’atmosphère de l’Ilede-France et que si ces fluides étaient les mêmes. Nous ne connaissons encore — et combien peu! — que l’électrique. Et nous pouvons déjà dire que la tension normale en diffère. C’est à cette tension différente que le cerveau du transplanté doit s'adapter, c’est là le phénomène le plus important dans l’acclimatement, et dont personne jusqu’à présent n’a eu l'air de se douter.
Et il faut que l’on étudie cela. Il faut que l’on réfléchisse à cela si l’on veut comprendre quelque chose aux modifications morales du Français d’Algérie. La notion de ce phénomène rend claire l’histoire politique de l’Afrique du Nord... où tant de cerveaux d'hommes blancs ont battu, battent et battront la berloque en essayant de s'adapter.
— Maboul, dit l’Arabe.
— Cafard, répond le légionnaire,
Lesquels sont l’un et l’autre bons observateurs, mais ignorent les tensions et les circulations des fluides.
(1) J'avais écrit le cerveau de l’homme de Paris. Mais ce n’est plus juste. Depuis quelques années, avec tout le fer mis à l'air, avec toutes les circulations électriques, Paris est baigné dans une atmosphère de « fluides », de « courants » qui ne sont point naturels. À quoi le cerveau des Parisiens n’est pas encore adapté. C'est une crise nerveuse d'adaptation dans laquelle se débat la population parisienne. On n’explique le détraquement des Parisiens que par l'alcool et l’athéisme et les mauvaises mœurs. Il faut joindre à cela linfluence du fer dans les constructions, qui affecte le magnétisme terrestre, et l'influence de tous les courants électriques, qui crée une nouvelle atmosphère fluidique.