‹ Le Véronal - Les Véronalides: Leur thérapeutiqueChapitre 13 sur 45 · ENT GES · texte numérisé non relu

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Nous décrirons la méthode de Denigès, qui uiilise les propriétés suivantes pour identifier microscopiquement les différents dérivés de la malonylurée

Les barbituriques fournissent très facilement des combinaisons avec la soude et l’ammoniaque. Ces sels, très solubles dans un petit excès de base, cèdent leur acide dès que l’on acidifie suffisamment leurs solutions. Les véronalides ainsi libérés se présentent alors sous une forme de cristaux ou de groupements cristallins caractéristiques.

Voici la technique générale indiquée par Denigès (8) :

Une fraction de milligramme (quelques parcelles) du produit à identifier sont rassemblées au centre d’une lame de verre et pulvérisées, si elles ne le sont déjà, avec la pointe d’un agitateur en verre; si le dit produit est sous forme de comprimés, avec la pointe d’un canif on en râcle une petite quantité qu’on dispose de la même façon sur la lame de verre.

« Sur le petit amas ainsi formé, on ajoute une gouttelette d’ammoniaque dans laquelle le produit se dissout rapidement après mélange avec une baguette de verre.

« On aura soin, dans ce délayage, de ne pas étendre Ja préparation sur le verre ou de le faire le moins possible en lui laissant un diamètre ne dépassant pas 7 à 8 millimètres.

&« Puis on porte au centre de la préparation une gouttelette d’acide sulfurique dilué au dixième en volume. Cela fait, sans recouvrir la préparation d’une

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lamelle de verre, on l’examinera directement au microscope, à un grossissement d'environ 60 diamètres. »

Pour le véronal, on observe des lamelles rectangulaires isolées ou groupées;

Le gardenal ou luminal cristallise en oursins;

Le dial est caractérisé par des lamelles hexagonales habituellement régulières, isolées ou superposées à la façon du cholestérol hydraté;

L’allylisopropylmalonylurée par des lamelles hexagonales allongées ou des petits rhombes.

L’allonal, composé du corps précédent et de pyramidon, s’identifie en y décelant à la fois l’allylisopropylmalonylurée par les formes cristallines qui viennent d’être indiquées, et le pyramidon par les faisceaux de prismes jaunes allongés, rayonnant plus ou moins régulièrement autour d’un centre que donne avec lui l’acide picrique.

Pour le rutonal, en laissant simplement diffuser les deux liquides l’un dans l’autre, on obtient des lamelles imbriquées simulant des feuillages.

Desodt (11) a pratiqué ces réactions et reproduit dans sa thèse (page 36) les microphotographies qu’il a obtenues avec un grossissement de 75 à 150 diamètres. En plus, il a observé qu’une solution acétonique de véronal, évaporée à l’air libre sur lame de verre, laisse un dépôt qui, examiné au microscope, apparaît sous forme de beaux pinceaux arborescents, tandis que, dans les mêmes conditions, le dial et le gardenal ne donnent rien.

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III. — ÉTUDE PARTICULIÈRE DES PROPRIÉTÉS PHYSIQUES ET CHIMIQUES DES PRINCIPAUX VÉRONALIDES

Vérona!.

Le véronal ou diéthylmalonylurée est le premier en date dans la famille des hypnotiques de la série barbiturique. Merck le prépara en 1903, sur les données de Fischer et Von Mering.

Il se présente sous la forme de cristaux incolores, inodores, à saveur légèrement amère.

Il se dissout dans 145 parties d’eau à 20° et dans 12 fois son poids d’eau bouillante. Il est très soluble dans l’éther, l’acétone, l’éther acétique, l’alcool chaud et les huiles. Il est difficilement soluble dans l’alcool froid, le chloroforme, le benzène et l’alcool amylique.

Sa solution aqueuse rougit faiblement le tournesol bleu.

Il se dissout en abondance dans les solutions alcalines même diluées de soude, de potasse, d’ammoniaque et de carbonates alcalins, en donnant des combinaisons salines que l’on peut isoler à l’état cristallisé (véronal sodique ou médinal) ; les solutions alcalines ainsi obtenues abandonnent un précipité de véronal par neutralisation par les acides.

Il est également soluble dans les solutions de bicarbonate de soude et présente les diverses réactions générales que nous avons indiquées.

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Le Codex indique un essai de pureté : il doit se dissoudre dans l’acide sulfurique officinal (impuretés organiques) et ne pas laisser, par calcination à l’air libre, un résidu supérieur à 1/1.000 (traces de matières mi-

nérales).

Proponal ou Dipropylmalonylurée.

Cristaux incolores, de saveur amère, solubles dans 1.640 parties d’eau froide et dans 70 parties d’eau bouillante.

Le proponal est facilement soluble dans lalcool, l’éther, l’acétone, le chloroforme.

Il présente les réactions générales déjà signalées.

Sonéryi ou Butyléthylmalonyliurée.

(PIMI212 22 PR 74239)

Le sonéryl ou butyléthyimalonylurée se présente sous forme de fines aiguilles blanches prismatiques.

Il est inodore, légèrement amer et se dissout dans 300 parties d’eau froide et dans 100 parties d’eau bouillante.

Il est soluble dans la plupart des solvants organiques, sauf Le sulfure de carbone et l’éther de pétrole.

L'alcool, l’éther acétique, le benzène, le tétrachlorure de carbone sont ses meilleurs dissolvants usuels. Dans l’alcool chaud, il est soluble en toutes proportions et à 15° au taux de 5 p. 100 environ.

Les solutions aqueuses sont légèrement acides au tournesol. Il se dissout dans les alcalis caustiques ou

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carbonatés, en formant des sels solubles utilisables en thérapeutique. De même avec les bases organiques (amines, diamines), il forme des sels nettement plus solubles que l’acide lui-même. Avec la pipérazine, notamment, il forme un sel cristallisé fusible à 150°- 155° et soluble dans 15 parties d’eau à 20° : ce sel contient une molécule d’acide pour une molécule de pipérazine.

Pour obtenir des solutions utilisables par voie hypodermique ou par voie buccale, il suffit d’opérer la dissolution à douce chaleur en présence d’un poids égal de carbonate de soude cristallisé ou d’un poids double de pipérazine; on peut ainsi dissoudre 5 centigrammes de sonéryl par centimètre cube.

Diai ou DiailyImalonylurée.

Il se présente en petits cristaux blancs, inodores, de saveur un peu amère. Peu soluble dans l’eau froide (1/625 de 17° à 20°), il est plus soluble dans l’eau bouillante (1/50). Sa solution aqueuse a une réaction légèrement acide au tournesol et neutre au rouge congo.

Le dial se dissout facilement dans les solutions diluées d’alcalis, difficilement dans celles de carbonates alcalins et pas du tout dans celles de bicarbonates.

À froid, il est peu soluble dans le benzène, se dissout dans 20 parties d’éther sulfurique et dans 30 parties d’alcool; il est très soluble dans l’acétone, l’alcool chaud et l’éther acétique, qui sont ses dissolvants de

choix.

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