PE PAS
« On procède alors à l’éthylation. On prépare comme ci-dessus l’éthylate de sodium, et on y ajoute, en une seule fois, 216 gr. d’éther butylmalonique. On laisse refroidir et on fait tomber en deux ou trois fois 120 gr. de bromure d’éthyle. On chauffe au bain-marie bouillant jusqu’à réaction neutre, puis on distille à nouveau l’alcool. Le produit résiduel isolé comme cidessus est rectifié dans le vide : il distille vers 140°- 145° sous 15 millimètres. |
« Ce produit contient parfois de petites quantités d'éther dibutylmalonique et même d’éther diéthylmalonique. Le plus souvent, il est suffisant pour préparer l’acide butyléthylbarbiturique destiné aux usages thérapeutiques. »
2° Condensation du butylmalonate déthyle avec l’'urée.
« Dans une solution d’éthylate de sodium obtenue avec 23 gr. de sodium et 250 gr. d’alcool absolu, on verse une solution alcoolique contenant 30 gr. d’urée et 120 gr. d’éther butylmalonique dissous dans 250 ce d'alcool absolu; on chauffe à l’autoclave à 110°-120° pendant cinq ou six heures.
« Le sel sodique de l’acide butyléthylbarbiturique se sépare par refroidissement; on peut séparer ce sel et aciduler par HCI sa solution aqueuse, pour en isoler l’acide barbiturique; mais on peut également, après neutralisation exacte, distiller l’alcool, reprendre le résidu par une petite quantité d’eau et aciduler par HCIL. Il se sépare une masse parfois un peu huileuse qui se concrète peu à peu. Le produit brut est purifié
PRO: es
par cristallisation dans l’eau. On dissout 10 ou 11 gr. par litre d’eau bouillante et, par refroidissement, il se sépare environ 6 gr. d’un produit qui fond exactement à 122°5-123° lorsqu'on est parti d’un produit pur. :
« Lorsque le produit est souillé d’acide dibutylbarbiturique, celui-ci, peu soluble dans l’eau, se sépare très facilement d’une solution aqueuse, même plus
diluée que celle indiquée ci-dessus. »
C) Préparation d’un véronalide arylé.
Préparation du luminal ou gardenal.
On le prépare par les procédés généraux, à partir de l’éther phényléthylmalonique.
Cet éther ne peut se préparer en arylant le carbone négatif de l’éther malonique, car le bromure de phényle, comme tous les dérivés halogénés dans le noyau, est très stable et ne réagit pas sur l’éther malonique sodé (M. PASTUREAU, Cours de Pharmacie Chimique, p. 111, 1929).
On commence par préparer l’éther phénylacétique. Pour cela, on traite le chlorure de benzyle par le cyanure de sodium, et l’hydratation du nitrile ainsi obtenu conduit à l’acide phénylacétique; ce dernier, éthérifié par l’alcool méthylique, donne l’éther phénylacétique.
1° On peut traiter l’éther phénylacétique par le brome, puis par le cyanure de potassium, saponifier et éthérifier; on obtient ainsi l’éther phénylmalonique qu’on alcoyle par le sodium et l’iodure d’éthyle (M. PASTUREAU, Cours de Pharmacie Chimique, p. 111, 1929).
ADS 2e
Il suffit ensuite de le condenser avec l’urée, en opérant comme dans le cas du véronal.
2° On peut aussi condenser l’éther phénylacétique avec l’oxalate de méthyle en présence de sodium et d'alcool méthylique (Brevet Poulenc, 1920).
On obtient un dérivé sodé de formule :