III. — RECHERCHE DES VÉRONALIDES DANS L’URINE
C’est dans l’urine que l’extraction des véronalides est la plus efficace, la plus abondante et La plus commode à la fois sur l’organisme vivant et sur le cadavre. Les barbituriques sont en effet toujours éliminés en nature par l’urine; une des premières choses à faire dans une expertise toxicologique est donc de retirer soigneusement le contenu de la vessie pour le soumettre à l’analyse. Si l’intoxiqué est dans le coma, on doit le sonder immédiatement, car on trouve encore l’hypnotique dans l’urine, alors qu’il n’y en a plus dans le sang.
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Dès l’emploi du véronal, MM. Fischer et Von Mering se sont proposé de déterminer ce qu’il devenait dans l'organisme; ils ont constaté que la plus grande partie de ce médicament passait inaltéré dans l’urine et ils ont procédé à son extraction (22). Depuis, de nombreux auteurs ont repris la question d’une façon plus générale et les principaux travaux à mentionner en France sont notamment ceux de MM. René Fabre (18- 19), R. Fabre et P. Frédet (16-17), P. Fleury et Guinnebault (24), M. Délépine (12), Van Italie et Steenhauer (70), Kohn Abrest (45), Tardieu (63), Lagarce (37), et Charles Desodt (11).
Nous décrirons les méthodes employées par Fischer et Von Mering, Kohn-Abrest, Fabre, et surtout celle de Desodt qui semble la meilleure.
Avant de décrire chaque méthode en particulier, nous allons exposer auparavant les principes généraux que l’on peut appliquer lors de la recherche des véronalides dans l’urine : cette recherche comprend en général quatre opérations principales :
1° Défécation de l’urine;
2° Extraction du barbiturique ;
3° Sa purification et son dosage;
4° Son identification.
1° Défécation de l’urine.
Deux déféquants méritent d’être retenus : le sousacétate de plomb employé pour déféquer l’urine dans