III. — MÉCANISME DE L'ACTION HYPNOTIQUE
Les physiologistes ont adopté l’hypothèse neuronique pour expliquer la théorie du sommeil :
La cellule cérébrale est pourvue d’expansions protoplasmiques grâce auxquelles elle se met en commurnication intime avec les cellules voisines. A l’état de veille, les organes nerveux forment ainsi un ensemble parfaitement solidaire. Mais si, sous l’influence d’une cause quelconque, les prolongements neuroniques se rétractent, chaque cellule nerveuse va se trouver isolée, empêchant ainsi l’action des centres nerveux. De l’état de veille, nous passons à l’état de sommeil.
Le sommeil serait donc causé par une inhibition des centres cérébraux, siège de la conscience. Celle-ci disparaissant, le fonctionnement des organes s’arrête, exception faite pour les organes sous la dépendance du sympathique. C’est cet acte physiologique qu’il faut chercher à reproduire au moyen d’un médicament atteignant la cellule nerveuse et susceptible de la faire se rétracter. Pour provoquer le sommeil thérapeutique, il faudra donc agir sur les chimiocepteurs des cellules
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capables de reproduire les actions déterminant le sommeil. Pour cela, il suffit de modifier leur fonction cellulaire en transformant leur composition chimique par fixation du véronalide sur la cellule.