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II. — PROPRIÉTÉS PHYSIQUES ET CHIMIQUES GÉNÉRALES DES VÉRONALIDES

Les dérivés barbituriques se présentent sous forme de petits cristaux blancs ou de poudres micro-cristallines. |

Ils se subliment facilement à une température généralement bien inférieure à celle de leur fusion, qui est variable suivant le composé considéré.

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Leur solubilité dans l’eau est faible. Peu accusée à froid, elle est plus marquée à chaud, mais diminue lorsqu'on s'élève dans la série.

Les véronalides sont très facilement solubles dans l’éther sulfurique, l’éther acétique et l’acétone qui, avec l’alcool chaud, en sont les meilleurs solvants. Moins solubles dans l’acool froid, le chloroforme, l’acide acétique, le tétrachlorure de carbone, la ligroïne et la benzine, ils sont pratiquement insolubles dans l’éther de pétrole.

La soude diluée au dixième, l’ammoniaque et le carbonate de soude en sont de bons solvants. Le bicarbonate de soude les dissout beaucoup moins bien, ou même pas du tout.

Certaines bases organiques, comme la diéthylamine, les solubilisent assez facilement, ce qui permet de préparer des dérivés injectables.

Ils donnent un dégagement très net d’ammoniaque par une ébullition prolongée avec une solution de soude concentrée.

Après dissolution dans l’eau ou dans l'acide azotique, ils précipitent tous par le réactif de Millon.

Le sulfate mercurique (formule Denigès), ajouté goutte à goutte à une solution aqueuse de véronalide, donne immédiatement à froid un précipité blanc gélatineux.

Excepté pour les dérivés allylisopropyl et diallyl, ce précipité est très soluble dans une trace d’acide chlorhydrique; c’est pourquoi, en présence de chlorures, la réaction ne se produit pas. Le précipité obtenu est peu soluble dans l’acide sulfurique ou azotique.

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Comme nous le verrons à propos de ce corps, pour le dérivé phényléthylé, la précipitation est suffisamment régulière et complète pour permettre un dosage indirect et précis par la méthode cyano-argentimétrique de Denigès (23).

Le chlorure mercurique en solution aqueuse saturée, ajouté goutte à goutte à une solution d’acide barbiturique libre, ne donne rien avec les dérivés diéthyl, phényléthyl, butyléthyl, allylisopropyl et diallyl (Fleury, 23). Mais si l’on opère au bain-marie bouillant en employant un excès de solution saturée de bichlorure de mercure, les dérivés allylés donnent un précipité abondant qui apparaît déjà à chaud pour la diallylmalonylurée et seulement par refroidissement pour l’isopropylallyImalonylurée. Le précipité obtenu est insoluble dans l’acide chlorhydrique dilué; pour le dérivé isopropylé, il disparaît à nouveau si l’on chauffe le liquide. Les trois autres barbituriques ne donnent rien dans ces conditions; ce n’est que si l’on emploie le dérivé barbiturique à l’état de sel de sodium que l’on

observe un précipité avec tous (23).

Action du Xanthydrol.

Les atomes d'hydrogène des groupes NH placés entre deux carboxyles sont facilement substituables par des métaux monovalents comme l'argent ou le sodium, ce qui explique la solubilité des véronalides dans les solu-

tions alcalines.

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