‹ Le Véronal - Les Véronalides: Leur thérapeutiqueChapitre 9 sur 45 · CH · texte numérisé non relu

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en donnant un dérivé xanthylé avec élimination d’une molécule d’eau.

Il suffit de suivre le mode opératoire suivant (19) :

0,05 de produit dissous dans 0,5 cc d’acide acétique, puis additionnés de 0 gr. 10 de xanthydrol sont maintenus quelques instants au bain-marie bouillant. Par refroidissement, il se forme un précipité cristallin de plus en plus abondant. Après quelques heures, on l’essore avec précaution, puis on le lave avec une faible quantité d’alcool à 95° bouillant pour éliminer l'excès de dérivé barbiturique et de xanthydrol qui pourraient le souiller. On le fait recristalliser dans le benzène, on sépare les cristaux, on les sèche et l’on en prend le point de fusion.

Le dérivé dixanthylé obtenu avec le véronal a la formule suivante :

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Il est constitué de petits cristaux prismatiques incolores, facilement solubles dans le benzène et les hydrocarbures aromatiques, légèrement solubles à chaud dans l’acide acétique et dans l’alcool à 95°.

« La production de ce dérivé xanthylé est facile à réaliser, même avec des quantités de véronal de l’ordre du centigramme et en raison du poids moléculaire élevé du composé obtenu, le précipité est assez important pour que l’on puisse en déterminer le point de fusion après l’avoir séparé avec précaution et lavé à plusieurs reprises à l’alcool bouillant. » Après lavage à trois reprises avec une faible quantité d’alcool à 95° bouillant, la purification est suffisante et l’expérience a montré qu'il n’y avait pas de différence entre le point de fusion du produit lavé à l’alcool bouillant et celui du dérivé xanthylé soumis à une recristallisation dans le benzène.

Cette réaction ne se produit pas avec des substances d’action thérapeutique semblable, telles que le sulfonal. De plus, les dérivés xanthylés possèdent la propriété de s’hydrolyser facilement en régénérant le barbiturique à un grand état de pureté et avec un excellent rendement. Il suffit, pour cela, de suivre le mode opératoire de Fabre, que nous indiquerons à propos de la recherche dans l'urine.

Voici les points de fusion pour les dérivés dixanthylés des véronalides que l’on rencontre le plus souvent en thérapeutique : pour celui du véronal 245°-246”, du sonéryl 242°-243°, du dial 242°-243°, du numal 221° et du luminal 218°-219°.

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