ACTE m, SCENE II
▲ BIGÀiL.
Abl mon Dieu t.. .
LA ItEINB.
Qu'as-tu donc?
ABIGAIL.
C'est que justement j'ai une demande à vous adresser, une demande très importante de la part...
LA BEINB
De qui?,..
A6IGAIL
De lord liolingbroke... Ah ! que c'est mal !...ses intérêts que j'oubliais!... et qu'il venait de nous confier, à moi... et à M. Masham...
LA REi>'E, avec émotion.
Masham!...
ABIGAIL.
L'officier qui est aujourd'hui de service au palais. — Imaginez-vous, madame, qu'autrefois Bolingbroke avait rencontré, dans son voyage en France, un digne gentilhomme... un ami... qui lui avait rendu les plus grands services, et il voudrait, à son tour, obtenir pour cet ami...
LA REINE
/' Une place?... un titre?...
ABIG.^IL.
Non... une audience de voire majesté, ou du moins une invitation pour ce soir au cercle de la cour.
LA REINE
C'est la duchesse qui , en qualité de suiintendanle, est chargée des invitali îis, je vais donner son nom. [Passant près de la table à gauclie et s'asseyanl pour écrire.) Quel est-il?