‹ Le verre de siliceChapitre 2 sur 21 · SI LJ CE A A H Y DRE ET H Y DR A TÉE · texte numérisé non relu

SI LJ CE A A H Y DRE ET H Y DR A TÉE

Certaines variétés de silice sont nettement anhydres : par exemple, le quartz, la tridymite, la cristobalite et le verre de silice. Cependant une. variété fibreuse de tridymite, la lussatite, renferme 7 % d’eau.

Les autres espèces contiennent des proportions très variables d’eau. Celles du type calcédoine en renferment 0,5 à 4 % ; celles du type opale, 3 à 11 %. Les silices gélatineuses précipitées en retiennent jusqu’à 90 % ; desséchées progressivement dans le vide, elles ne titrent plus que 3 % d’eau.

L’extrême variabilité de la teneur en eau des silices hydratées, tant naturelles qu’artificielles, a fait naître des doutes sur l’existence d’hydrates définis de silice. Les recherches classiques de

Vol. 3. — N° 6.

Juin 1920.

van Bemmelen ont établi que la déshydratation de la silice gélatineuse s’effectue sans aucune discontinuité. Les travaux ultérieurs de Le Chatelier, Zsigmondy, Bachmann, etc., ont prouvé d’une manière décisive que la silice existe seulement à 1 état anhydre et que les variétés dites hydratées sont constituées par un agglomérat de particules extrêmement fines de silice anhydre, séparées par des espaces capillaires ultramicroscopiques, dont le diamètre serait de l’ordre de 1,10 5 mm. L’hydratation apparente de la silice est donc un phénomène exclusivement physique.

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