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CHAPITRE II

Analyse des terres. — Pour chaque destination spéciale, les argiles doivent être analysées d’une façon particulière ; nous ne considérons ici que la question générale : une argile étant donnée, déterminer sa composition. La recherche des alcalis lorsqu’elle est jugée nécessaire doit se faire dans une opération spéciale et par les procédés que nous indiquerons à la fin de cet article.

Nous prendrons par exemple une argile contenant de l’eau hygrométrique et de l’eau combinée, des matières bitumineuses, de l’oxyde de fer, du quartz, du silicate d’alumine, des carbonates de chaux et de magnésie.

L’analyse complète exige plusieurs séries d’opérations. On cherche d’abord à évaluer l’eau hygrométrique en chauffant l’argile à la température de 100 degrés sur un bain de sable ou dans une étuve.

On détermine ensemble l’eau hygrométrique, l’eau combinée, l’acide carbonique et les matières bitumineuses, en calcinant fortement 3 grammes d’argile ; il est prudent d’opérer sous le moufle d’un four de coupelle (I) afin d’obtenir la combustion complète des substances organiques; la matière calcinée : le quartz, le silicate d’alumine, le peroxyde de fer, la chaux et la magnésie.

Dans une opération spéciale, on évalue l’acide carbonique, en traitant l’argile par l’acide chlorhydrique, et en faisant passer les gaz dans une dissolution ammoniacale de chlorure de haryum; on pèse l’acide carbonique à l’état de carbonate de baryte. On cherche en même temps à reconnaître, d’après la rapidité, de l’effervescence, la nature des carbonates qui sont mélangés avec l’argile. Ce dosage de l’acide carbonique est du reste rarement utile; dans la plupart des cas il suffit de déterminer l’eau hygrométrique et ensuite la perte par calcination dans une atmosphère oxydante.

Pour évaluer la proportion du sable quartzeux on ne peut employer que des procédés mécaniques. On laisse tremper longtemps dans l’eau un poids considérable d’argile, 200 ou 300 grammes. On délaie ensuite la matière, de manière à mettre l’argile entièrement en suspension ; en procédant par décantations successives, on finit par enlever toute la partie de la matière qui est susceptible de se mettre en suspension dans l’eau; il ne reste au fond de la capsule de la terrine ou du vase A, que du sable en grains plus ou moins gros. On le reçoit sur un filtre pesé d’avance, on sèche à 100 degrés et on pèse; la différence de poids donne la proportion de la matière sableuse. Il est indispensable d’exa-

(1) Nous conseillons à cet effet le petit four (fîg. 37) construit par M. Wiesnegg, lequel est inuni d’un brûleur (fîg. 38), de deux ou de trois becs (système Deville) alimentés par l’huile de pétrole, ne nécessitant que 6 à 8 mètres de tirage, et dans lequel on peut obtenir une température capable de fondre le cuivre.

E.NCYCLOP. CHIM. ' 7

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miner cette matière, qui peut contenir, outre le sable

quartzeux, des grains de

Fig. 38

carbonate de cbaux ou

de dolomie. On la traite par l’acide chlorhydrique étendu

HENRIVAUX. — LE VERRE.

en prolongeant l’action de l’acide de manière à dissoudre la totalité des carbonates; on lave ia partie insoluble, on la calcine doucement et on pèse.

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