ANALYSE MÉCANIQUE
Volume de l’eau écoulée par minute = 188 cc.
Vitesse de l'eau dans les laveurs par minute.
Analyse chimique
des divers dépôts.
Déposoir
millim.
millim.
millim.
millim.
Poids des dépôts pour 100 de
terre (1) .
/ Silice .
Analyse \ Alumine .
des dépôts. ) Peroxyde de fer.
{ Chaux .
On a de cette manière le sable quartzeux ; on l’observe au microscope afin de reconnaître sa nature, et de constater qu’il ne contient pas de feldspath ou d’autres silicates (2).
L’analyse elle-même est faite sur l’argile calcinée; cette matière est mélangée intimement avec quatre parties de carbonate de soude, et chauffée au rouge vif dans un creuset de platine. La fusion est un peu difficile à conduire en raison du bouillonnement que produit le dégagement de l’acide carbonique.
On réussit assez bien à éviter toute perte en plaçant le creuset de platine dans un creuset de terre et en chauffant ce dernier dans un four ordinaire de calcination ; on conduit le feu de telle manière que les matières ne commencent à entrer en fusion qu’au bout d’environ un quart d’heure; l’action du carbonate alcalin sur le quartz et sur le silicate est alors à peu près complète au moment où la fusion devient parfaite; le dégagement de l’acide carbonique ne produit pas de bouillonnement trop considérable.
(t) Tous les chiffres donnés dans ces analyses sont calculés sur la terre calcinée.
(■2) On trouvera de lionnes indications en faisant séparément l’analyse de chacun de ces dépôts, comme l'indique le tableau ci-dessus On constate d’après ces analyses, que pour les dépôts successifs on élimine peu à peu la silice, et à cause de la plus forte proportion d’alumine la plasticité augmentera en raison de la quantité de décantations. On peut donc arriver jusqu’à un certain point à rendre plus grasse, plus plastique, une t"rre ainsi lévigée.
Le creuset de terre chauffé sur toute sa hauteur rend très bien uniforme l’élévation de température dans le creuset de platine ; la surface des matières fondues reste parfaitement liquide et laisse passer aisément l’acide carbonique, ce qui n’aurait pas lieu si l’on chauffait le platine à feu nu.
Il est inutile de prolonger la fusion au delà de quelques minutes; on laisse refroidir le creuset au rouge sombre : on le plonge brusquement dans l’eau contenue dans une grande capsule de porcelaine. Après avoir enlevé et bien lavé le creuset, on traite la matière par l’acide chlorhydrique, lequel doit être ajouté progressivement jusqu’à ce que le liquide soit franchement acide. La silice,
en se séparant sous forme de gelée, s’oppose quelquefois à l’action complète de l’acide, il faut donc avoir soin d’écraser tous les grumeaux avec une baguette de verre.
Lorsque l’action de l’acide paraît terminée, on évapore progressivement jusqu’à sec. On maintient la matière sèche à la température de 100 degrés environ pendant vingt-quatre heures, puis on reprend par l’acide chlorhydrique. La silice seule reste insoluble, on la pèse après l’avoir lavée, séchée, calcinée. Le poids ainsi obtenu se rapporte au quartz et à l’acide silicique du silicate d’alumine et à l’acide des autres silicates qui peuvent être mélangés avec l’argile. Pour les argiles qui ne sont pas directement attaquées d’une manière complète par les acides, on ne connaît aucun moyen chimique de distinguer dans le dosage de la silice, le sable quartzeux et l’acide silicique des silicates.
La dissolution chlorhydrique est Iraitée par l’ammoniaque : ce réactif précipite l’alumine et l’oxyde de fer, qui entraînent une partie de la chaux et de la
HENUIVAIX. — LE VELUE.
magnésie. Ce précipité, bien lavé, est dissous dans l’acide azotique, la liqueur est évaporée à sec, et le résidu chauffé à 180 degrés environ. On le fait chauffer ensuite à l'ébullition dans une dissolution saturée d’azotate d’ammoniaque, ce qui laisse insolubles l’alumine et l’oxyde de fer. On pèse ensemble ces deux oxydes après les avoir lavés, séchés et calcinés ; on procède ensuite à la séparation de l’oxyde de fer et de l’alumine par l’une des méthodes que nous démontrerons plus tard.
On réunit les deux liqueurs ammoniacales que renferment la chaux et la magnésie, et on les traite successivement par l’oxalate d’ammoniaque et par le phosphate de soude. Le dosage de la chaux est à peu près exact, bien que le lavage de l’oxalate soit rendu un peu difficile par la présence d’une proportion considérable de sels alcalins dans la liqueur; pour la magnésie, on ne peut obtenir, au contraire, qu’une approximation douteuse; le lavage convenable du phosphate double ammoniacal est à peu près impossible dans le cas actuel, car la précipitation est faite dans une liqueur renfermant beaucoup de sels alcalins.