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E, épaisseur;
dQJ diamètre intérieur;
P0, pression intérieure par centimètre carré;
R, résistance à la rupture variable avec la nature du verre et dont on
i03 HENRIVAUX. — LE VERRE.
pourra déduire la charge de sécurité en appliquant le coefficient de 0,25. Les
tuyaux ainsi fabriqués peuvent subir sans rupture des variations brusques de
^température de 50 degrés au moins, et ils peuvent rivaliser, au point de rue
'de la résistance et du prix, avec les tuyaux en grès employés communément. I
1 Le verre ne sera pas inférieur non plus à la fonte au point de vue de laf
durée; bien composé, il ne. s'altère pas, étant enfoui dans le sol pendant de
longues années.
Au point de vue du prix, il sera notablement moins élevé que celui des tuyaux faits avec ce dernier métal.
Ce procédé permet d'employer le verre à la confection de pièces longues, ouvertes ou non des deux bouts; il permet en particulier de faire les boîtes rondes ou rectangulaires employées pour la confection des piles et des accumulateurs d'électricité.
Il suffit dans ce cas, tout en opérant comme nous l'avons dit plus haut, au point de vue du moulage, de donner au noyau mouleur la forme intérieure de la pièce qu'on veut obtenir, en ayant soin de la tenir légèrement conique sur sa hauteur, de lui imprimer comme toujours un mouvement d'ascension vertical; mais au lieu de la continuer jusqu'à la sortie du noyau en dehors et au-dessus du moule, on l'arrête quand la face supérieure du noyau est arrivée au-dessous de la partie supérieure du moule à une distance égale à l'épaisseur que l'on veut donner à la pièce en fabrication.
La partie supérieure du moule est ouverte, et l'espace qui a été ainsi réservé se remplit, à la fin du moulage, de verre encore fluide, dont une partie peut s'écouler en dehors, s'il en a été versé en excès.
Un rouleau métallique, de dimension et de pesanteur suffisantes, mû mécaniquement ou à la main, suivant les dimensions des pièces, vient alors laminer ce verre à l'épaisseur voulue, expulsant en même temps l'excédent du verre qui a pu y être versé, et le séparant de la pièce moulée par sa réduction en lame mince sur les bords supérieurs du moule, qu'on a eu soin de tailler en biseau à cet effet.
On redescend vivement le noyau qui coiffait la pièce moulée, et, pour la terminer, il ne reste plus, une fois sorti du four de cuisson, qu'à en dresser hs bords supérieurs, toujours un peu irréguliers, ainsi que les arêtes inférieures limitant le fond.
Pour la fabrication des récipients ou vases en verre dont nous venons de parler on a essayé, en Angleterre (procédé Armstong), une méthode qui consiste à former les parois par des feuilles de verre qui sont ensuite soudées entre elles, suivant les lignes d'angles de contact.
Le procédé consiste à placer les feuilles de verre sur un moule en fonte ou autre matière appropriée et à chauffer ensuite cet ensemble dans un four, les joints étant ensuite chauffés et pressés au moyen de rouleaux.
Le verre moulé a trouvé dans les applications à l'électricité un débouché considérable. Il est vrai que là, plus que partout ailleurs, le verre fait montre de toutes ses qualités. i
' On y utilise en effet ses principales propriétés, transparence, non conductibilité électrique, résistance à l'action des liquides acides.
HENRIVAUX. — LE YERRE.
Dans le même ordre d'idées, on fabrique pour boites d'accumulateurs, des plaques à rainures permettant la libre circulation des liquides (fig. 298), des
la
Plaque à rainaircs pour accumulateurs.
Isolateurs.
Fio. 297, 298 et 299.
isolateurs présentant les formes les plus variées et dont nous nous contenterons de donner deux spécimens (fig. 299)»
Nous avons cité au chapitre de la trempe du verre, des essais faits pour obtenir le verre comprimé et trempé, pour traverses de chemins de fer, etc. Mous ne reviendrons pas ici sur ce sujet.
Ou fabrique également des tuiles en verre (fig. 300, 301), verre blanc, demiblanc, etc., qui remplacent avantageusement les châssis vitrés placés dans les toitures faites en tuiles de terre. Ces châssis sont coûteux et d'une installation délicate quand on est forcé de les encastrer dans une toiture déjà achevée.
Ces tuiles en verre, se raccordant aux tuiles .en terre, sont venues apporter leur contingent aux perfectionnements résultant de l'introduction du verre dans les constructions modernes.
On moule les tuiles en verre blanc de divers modèles à Montchanin, Muller, etc.; ces tuiles se vendent à la pièce et pèsent de 2 kilogrammes à 3^,500(1).