RÉSISTANCE DBS VERRES COULÉS UNIS ET A RELIEFS
Épaisseur Poids moyen
moyenne des balles de plomb
Nature do Terre. des qni ont
— feuilles. cassé les verres.
Verre double ordinaire 3mm,5 8 grammes.
Verre double dépoli 3m" 2 —
Verre triple dépoli 6" 6 —
Verre coulé strié 5 à 6"m 16à20 —
Le dépolissage fait perdre au verre à vitres une partie de sa force. Cela s'explique par le fait qu'en examinant au microscope une plaque de verre dépoli, on constate à la surface des creux et des bosses; l'ensemble a l'aspect d'une vallée parsemée de ravins et de montagnes, ce qui correspond à des inégalités d'épaisseur et, par conséquent, à une résistance moindre de la feuille de verre.
Les verres à reliefs coulés sont huit fois plus résistants que le verre double dépoli, et environ trois fois plus que le verre triple dépoli.
Pour la résistance à la flexion, nous conseillons d'adopter le coefficient de 250 kilogrammes par centimètre carré de section transversale.
On a obtenu des résultats très supérieurs dans les essais à l'appareil Thomasset, essais que la Compagnie de Saint-Gobain a provoqués à l'occasion des fournitures de vitrage pour l'Exposition de 1889; mais nous pensons qu'en pratique il faut s'en tenir au chiffre de 250 kilogrammes.
Il est commode de pouvoir se rendre compte rapidement de l'épaisseur qu'il convient de donner aux feuilles de verre pour un écartement déterminé des fers à vitrage, ou inversement de déterminer la largeur maximum à donner aux feuilles lorsque l'on connaît leur épaisseur.
Le tableau ci-après fournit ces renseignements, basés sur le dixième environ de la charge de rupture :
Poids Largeur maximum Epaisseur. par multiple
— mètre earré. de 8 centimètre*.
kgr.
3 millimètres 7,5 0,33
L'épaisseur des verres coulés étant assez considérable pour atténuer en partie la déperdition par rayonnement de la chaleur intérieure d'une serre, nous conseillons comme épaisseur 5 millimètres à 5 millimètres 1/2, et comme dimensions lm,50 à lm,80 de long, sur 0m,45 à O^iO de large. De cette façon,
(1) Ces chiffres sont le résultat d'expériences faites sur dix feuilles de chacune des espèces de verre, à l'aide de balles de plomb de divers poids qu'on a laissé tomber d'une hauteur de 18 mètres
dans le cas de serres à vitrages simples, on conservera pins avantageusement la chaleur, on évitera les chances de casses de ces verres par les intempéries, la neige, la grêle. Si on préfère les verres striés, on placera ces < stries » à l'intérieur afin de diviser, de disperser utilement les rayons solaires et la lumière.
L'épaisseur plus grande à donner aux feuilles de verre destinées à la couverture des serres, c'est le remède contre la transmission de la chaleur à travers les parois dans le cas qui nous occupe, c'est-à-dire quand la chaleur vient de l'intérieur.
La perte de chaleur par transmission est considérable, et on a grand intérêt à la diminuer.
Chatoie trarHBTTlnr àTravers les parois . Toutes les parois «posées au dehors.
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Excès de Jatfinpcrauireànterieijrc sur la température extérieure.
Fig. 305.
Les formules suivantes en montreront l'importance. D'après Planât (1), étant donné :
T, température de la pièce chauffée;
(I) Chauffage et ventilation des lieux habités, par P. Planât; in-4% Ducher, éditeur.
I1E1SRIVÀUX. — LE VERRE. 517
0, température de l'air extérieur ;
t et t\ températures différentes des deux faces de la paroi;
C, quantité de chaleur qui, par mètre superficiel et pour un degré de différence entre les températures précédentes, passe pendant l'unité de temps à travers- une paroi dont l'épaisseur est égale à l'unité;
La quantité G est le coefficient de conductibilité spécial à la substance qui constitue la paroi;
M, la quantité de chaleur qui passe à travers la paroi d'épaisseur e, par mètre superficiel et pendant l'unité de temps, c'est-à-dire la quantité cherchée.
L'expérience montre que M est proportionnel à l'épaisseur e, et que l'on peut écrire :
Q, quantité totale de chaleur que perd la paroi, par mètre superficiel pendant l'unité de temps et pour une différence de température égale à l'unité ;
K, quantité de chaleur perdue par rayonnement;
K', quantité de chaleur enlevée par le contact de l'air.
Au moyen de la formule :
on évaluera la quantité de chaleur perdue par les vitres, lorsque la pièce chauffée est entièrement exposée à l'air extérieur :
v t Valeur de C = 0,80
verre, j valeur de R = 2,91
On a objecté bien souvent que l'épaisseur des verres coulés était un obstacle à la transmission des rayons solaires. J'ai voulu répondre à cette objection et ai constaté que la maturité des fleurs et des fruits, leur grosseur, leur saveur, leur coloration, donnaient plutôt l'avantage au verre coulé, au verre épais, à cause de la moins grande somme d'écart entre les températures diurnes et nocturnes.
Le tableau ci-contre prouve ce que j'avance ici.
L'analyse des feuilles de vigne cultivées d'une part sous le verre à vitres, d'autre part sous le verre coulé, plus épais (vore uni), plus résistant, donne l'avantage au verre coulé.
Cette analyse a été faite dans un laboratoire agricole, et les résultats sont à l'abri de toute critique.
ASPECT DE GRAINS DE RAISIN OBTENUS EN € CULTURE FORCÉE * Expériences comparatives faites à Gembloux (Belgique).
NM 1 et 4 bis. Raisins obtenus sous verres coulés et sur 2 grappes différentes, la grappe 1 bis
est moins arancée au début de l'essai.
NM 2 et 2 bis. Raisins obtenus sous verres à vitres et sur 2 grappes différentes, la grappe
2 bis est moins avancée au début de l'essai.
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Fia. 307.
Le n" 1 est poussé sous le verre à vitre.
Le n" 2 est poussé soua le verre coulé uni de 5 à 6 millimètres d'épaisseur. 100 parties de matières sèches renferment :
Amidon. 0,70 0,91
Matières albuminoïdes pures (méthode de Stutzer) ■ . 16,13 17,34
Extrait éthéré (chlorophylle, matières grasses, etc). 8,67 11,41
Cendres 10,54 10,98
Plusieurs expérimentateurs avaient annoncé que certains rayons lumineux exerçaient une influence favorable sur la végétation. On a affirmé notamment que les rayons orangés correspondant au spectre d'absorption de la chlorophylle, possédaient une action marquée.
H. Zacharewicz, professeur d'agriculture à Vaucluse, qui a expérimenté des verres de diverses couleurs dans la culture forcée des fraisiers, a obtenu les résultats suivants :
\" Les fruits les plus beaux et les plus précoces sont venus sous les verres ordinaires.
2° Le verre orangé a produit une exaltation de la végétation mais au détritriment de la quantité des fruits, de leur grosseur et de leur précocité.
3" Le verre violet a donné une augmentation du rendement, mais lea fruits sont moins gros et moins précoces.
4" Les verres bleu, vert, rouge ont été nuisibles à la végétation.
Tout récemment M. Hardy a apporté une modification heureuse au système de pose des verres pour vitrages des serres, des gares, etc.
11 supprime totalement le mastic et laisse toute facilité pour la dilatation (voy. fig. 308).
Chaque fer à vitrage se compose de :
A, corps du fer.
B, chapeau.
5» HE5EITAUI. — LE TEfctf.
xy, x'y', caoutchoucs de 2 i 3 millimètres.
C, vis en laiton.
Le fer étant mis en place, on colle les caoatchoacs dans leurs rainures, arec une dissolution spéciale, on place les Terres en ayant soin de ménager un petit jeu de 1 à 2 millimètres entre l'àme do fer et l'extrémité do verre; on recourre alors arec le chapeau et on fixe l'ensemble par le serrage des vis C.
Fie. 309.
Pour les grandes parties de vitrages où il est nécessaire d'employer pluNi,»;irs feuilles de Terre les unes à la suite des autres, le joint se fait au moyen d'une petite bandelette de plomb très mince et fixée au verre par de la côru^e (fig. 3CA