I II III
Sable 1G0
Carbonate de soude 30
Carbonate de chaux 23
Carbonate de potasse »
Minium »
Nitrate de potasse 7
Nitrate de soude >
Oxyde noir de cuivre 5
Oxvde de fer 3
Bichromate de potasse 3,5 1 1 ,8
La malachite artificielle est un verre tenant en suspension, dans sa masse, du cuivre à différents degrés d'oxydation.
Ces différents oxydes de cuivre se combinent avec la silice pour former des silicates pendant la fusion des matières, puisque le verre est transparent après la fonte ; mais, si l'on conduit convenablement le réchauffage des pièces, pendant le travail, ces différents oxydes de cuivre se trouvent en grande partie précipités et restent en suspension dans la masse du verre, lui donnant d'abord son opacité, et, par le mélange irrégulier des différents degrés d'oxydation, produisent les veines que l'on remarque dans la malachite, et qui sont parfois d'une grande
richesse.
Ce même principe, qui consiste à précipiter des oxydes métalliques et à les ' tenir en suspension dans la masse du verre, peut recevoir en verrerie de nombreuses applications. Ainsi, avec de l'oxyde noir de cuivre, on obtient un verre complètement noir.
(1) Dinglefi Polytechnische* Journal.
(2) I, II, pots découverts; III, pots couverts.
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064 HtMllVAlX. — LE VERRE.
Celle précipitation des oxydes métalliques dans les masses vitrifiées n'fest, du resle, que la confirmation de la loi pressentie par Ebelmen, relativement à la possibilité de précipiter les oxydes métalliques dans les silicates en fusion. Cette précipitation se fait surtout dans un verre chargé de base métallique, d'oxyde de plomb par exemple. Ainsi dans un verre acide, il faut de grandes quantités d'oxyde noir de cobalt ou d'oxyde noir de manganèse pour faire du verre noir, suivant que Ton emploie l'un ou l'autre de ces deux oxydes. Tandis que dans un verre chargé de minium, il en faut des quantités relativement faibles. Il est facile d'expliquer ce fait.
.* Avec de l'oxyde de chrome, on obtient un verre opaque tenant en suspension de J'oxyde de chrome, ce qui donne un verre vert de la couleur du chrome précipité, et non un verre noir. En laissant refroidir ce verre 1res lentement dans le four ayant servi à la fusion, l'oxyde de chrome en suspension dans la masse du verre cristallise et l'on obtient l'aventurine verte de M. Pelouze.
A l'Exposition de 1807, parmi les produits de la cristallerie de Saint-Louis figuraient deux cache-pots en verre triplé bleu sur émail. Lés dessins noirs sur iJleu de ces deux cache -pots étaient obtenus au moyen de la précipitation de l'oxyde noir de cobalt dans les couches superficielles du verre bleu qui sert de doublure. Cette précipitation dans les couches superficielles est suffisante pour donner cette belle teinte noire qui conserve encore un peu de translucidité.