‹ Le verre et le cristalChapitre 200 sur 207 · US VERRE · texte numérisé non relu

US VERRE

ainsi que M. l'inspecteur-divisionnaire La porte, l'homme, à notre avis, le plus compétent en cette matière.

« Douze ans, dit-il. Modifier la loi de 1882 pour la mettre en harmonie avec la nouvelle loi. II est indispensable de faire coïncider la sortie de l'école avec lentrée à l'atelier. L'enfant peut avoir son certificat à partir de onze ans. Si Ton fixait à treize ans l'entrée à l'atelier, certains enfants resteraient deux ans sans pouvoir apprendre un métier. Il faut donc ramener à douze ans l'âge fixé par la loi du 28 mars 1882. »

An cours de ces enquêtes a eu lieu, en 1890, la conférence internationale de Berlin qui a émis le vœu de fixer à douze ans l'âge d'admission dans les établissements industriels, sauf pour les pays méridionaux où la limite serait de dix ans. La loi allemande a, cependant, comme la loi française, admis l'âge de treize ans; nous ferons tristement remarquer que l'Allemagne n'est pas pauvre en enfants. D'autre part, un maître-verrier de Reims, M. Charbonneau, m'a déclaré, pour l'avoir vu, qu'en Allemagne, les jeunes filles sont employées dans les verreries aux mêmes travaux que les garçons ; pratique suivie aussi en Belgique et qui, fort heureusement, jusqu'à ce jour, ne s'est pas acclimatée en France.

La Belgique a récemment voté, de nouveau, l'admission des enfants à douze ans.

L'Angleterre qui, la première, a créé des lois protectrices de l'enfance dans l'industrie a conservé la limite de onze ans, mais sous la réserve que l'enfant ne travaillera que la demi-journée et suivra l'école.

Telles étaient les conditions de la loi de 1874, de demi-lemps, qui sont à mon avis, pour les verreries du moins, préférables aux autres; l'enfant tout jeune est le mieux approprié au travail rapide, qui consiste à porter de petits objets, à recuire, à réchauffer; un enfant de quatorze à quinze ans, surtout quand il débute à cet âge, l'accomplit moins aisément; un adulte se fatiguera trop vite et ne pourra pas exécuter cette gymnastique. On a renoncé en France, d'un commun accord, dans les autres industrie^, au système du demi-temps, parce qu'il se concilie mal avec le travail par équipes, que la surveillance du temps relatif d'études et d'atelier est difficile et prête à la fraude.

Il est en désaccord avec la loi sur l'instruction obligatoire jusqu'à treize ans : telle a été la raison dominante.

Une journée coupée en deux parties distinctes — école, travail manuel — est bien appropriée à la jeunesse, les écoles d'Arts et Métiers sont là pour i le prouver. Elle Test mieux encore pour la nature mobile de l'enfant, qui a besoin de mouvement, de changement physique et intellectuel. La loi de 1874, avec l'école jusqu'à quatorze ans, était plus logique, soit pour l'enfant, soit pour le travail de la verrerie.

Ces difficultés sont le résultat fatal d'une loi générale, uniforme ; couler dans le même moule le travail d'un verrier, d'un chaudronnier, d'une modiste, me semble un problème insoluble.

Le législateur de 1892, lui-même, acceptait implicitement douze ans lorsqu'il autorisait l'entrée, à cet âge, des eniants munis des certificats d'étude

et d'aptitude physique ; il ne pouvait certainement pas prévoir qu'il n'en existerait pas.

Il résulte de ce qui précède — contraventions frappant presque exclusivement les verriers — tentatives insuffisantes d'embauchemeat d'enfants français autres que ceux de la profession, — introduction d'enfants italiens, — extinction de fours dans nombre d'usines, — qu'il n'existe pas en Franee un nombre d'enfants, de treize ans et plus, suffisant pour alimenter ses verreries.

Et si la pépinière n'existe pas, que deviendra la plantation dans un bref délai !

Ou bien le travail des verreries ira s'amoindrissant, ou bien le recrutement des ouvriers se fera par les étrangers, pendant la période de transition que traverse la verrerie ; c'est-à-dire avant que la machine perfectionnée ait remplacé l'ouvrier habile.

Le remède efficace serait l'abaissement à douze ans de la limite d'entrée dans l'industrie. Dans le cas où le législateur rejetterait cette solution, on atténuerait le mal en diminuant les difficultés de l'examen scolaire de façon que le certificat fut obtenu par un enfant de valeur moyenne.

On s'exagère beaucoup les inconvénients du travail des enfants dans une verrerie dirigée suivant les règlements actuels; quant à celles dont le patron n'est pas consciencieux, le nombre des contraventions, signalé plus haut, montre que le service de l'inspection est organisé de manière à réduire les industriels réfractaires.

D'une façon générale, le travail est sain, parce qu'il est opéré dans de vastes halles, aérées et au grand jour, bien différent du travail dans les mines, de celui qu'enfants, jeunes filles, ouvriers, exécutent dans l'encombrement des filatures, au milieu du bruit des métiers, dans un air mal renouvelé, rempli de vapeur et de poussières. Je ne reviendrai pas sur ce qui a été dit, à savoir que le travail de l'enfant verrier est en harmonie arec les exigences de sa nature. Je n'insisterai que sur les précautions hygiéniques et sur la protection minutieuse des lois actuelles.

Le décret du 13 mai 1893 s'exprime ainsi dans son article 7 : Les enfants audessous de treize ans ne pourront pas être employés à cueillir et à souffler le verre. Or, cette prescription coïncide avec ce qui se passe dans la pratique de la gobeletterie de cristal et de verre ; le plus jeune enfant, dit le porteur à l'arche, ne cueille ni ne souffle le verre. Le décret du 45 juillet 4893 \ revient sur ce point et précise pour les enfants de l'âge de treize ans et au* dessus : leur travail doit consister à présenter les outils, faire les premiers cueillages, aider au soufflage et au moulage, porter dans les fours à recaire, en retirer les objets.

i Jusqu'à seize ans, ils ne pourront cueillir un poids de verre supérieur à 1.000 grammes. Il est question de réduire ce poids à 500 grammes, ce qui me parait exagéré, parce que les cannes ordinaires de verrerie n'ont plus le poids et la longueur d'autrefois, et qu'il ne s'agit que du simple eueillage et non d'un soufflage.

On doit aussi faire remarquer que la substitution des fours à bassins aux

fours à creusets a simplifié le travail et facilité le cueillage du verre parce qu'il est toujours prêt pour le travail et que le niveau du bain étant élevé et toujours au môme point, on n'a plus à déployer autant de force que lorsqu'il fallait faire le cueillage au fond des pots.

Si cette disposition était adoptée, ce serait un coup terrible pour les verreries à bouteilles, si éprouvées par des crises continuelles, qui sont dans un état d'infériorité marquée vis-à-vis des verreries belges et allemandes, parce que le poids nécessaire à la fabrication d'une bouteille est de 600 à 1.000 grammes.

Le même décret, du 3 mai 1893, prohibe le soufflage par la bouche aux enfants au-dessous de seize ans, dans les fabriques de bouteilles et de Terres à vitre. Cette interdiction très sage, et généralement suivie, ne s'applique pas dans la gobeletterie, parce que le poids de verre cueilli est toujours très faible, de 20 à 150 ou 200 grammes.

11 est exigé enfin que, dans les verreries où le soufflage se fait à la bouche, un embout personnel soit mis à la disposition de chaque enfant âgé de moins de dix-huit ans.

Il serait mieux que tout souffleur, qu'il ait ou n'ait pas dix-huit ans, prit cette précaution, mais l'insouciance rend très difficile, on pourrait dire illusoire, l'exécution de cette mesure.

Elle est, d'ailleurs, moins utile qu'on ne le pense généralement, aujourd'hui du moins, parce qu'il y a des visites médicales dans la plupart des établissements, que l'on éloigne les syphilitiques ou qu'on les emploie à des travaux spéciaux, et que ce mode de contagion, signalé en 1858 par Rollet, a un succédané fréquent, la contagion par la bouteille de vin ou d'eau, qui se passe de l'un à l'autre.

Parmi les maladies professionnelles, il y a lieu de faire une remarque sur l'opinion, accréditée par quelques hygiénistes, que l'effort continu et violent de l'expiration détermine fréquemment l'emphysème pulmonaire chez les verriers.

Cette opinion, plutôt théorique que pratique, provient de ce qu'ils supposent que l'insufflation se fait avec l'air des poumons. Ce ne peut être que le cas des mauvais ouvriers ; tout chimiste ou souffleur de verre sait que l'air qu'il lance dans son chalumeau est aspiré par le nez et chassé dans l'appareil directement par le jeu des muscles des joues. MM. les docteurs Schmitt (de Baccarat) et Amiend (de Follembray) déclarent ne pas croire à l'emphysème professionnel des verriers, et le mécanisme qui vient d'être donné du soufflage leur donne absolument raison. En revanche, ils sont sujets à l'affection, dite des joues cassées, c'est-à-dire à la dilatation sous forme d'ampoule du canal de Stenon et à l'épaississement de la muqueuse des joues, qui devient blanchâtre et se fendille.

11 est à espérer pour l'hygiène que le soufflage à la bouche a ses jours comptés et qu'il sera peu à peu remplacé par le soufflage mécanique. L'ouvrier lutte contre les tentatives de cette sorte, ce qui se comprend, parce qu'il en résultera sur son salaire une répercussion iatale lorsqu'il ne sera plus que i'aide, le manœuvre de la machine. La force dé l'habitude, la

UENRIVAUX. — LE VERRE. 773

routine poussent le patron dans la même voie : en définitive, ils barrent la route au progrès.

Le premier et le seul appareil mécanique employé, jusqu'à ces années dernières, pour suppléer au soufflage à la bouche, était le piston Robinet, découvert, en 1821, par un ouvrier portant ce nom.

M. L. Appert a récemment créé une méthode générale d'application de l'air comprimé au travail du verre. Ce système comprend la production de l'air comprimé, son emmagasinement, sa distribution dans les ateliers et Tins* tallation d'appareils, variant suivant la nature du travail, pour conduire l'air sous pression, à la canne du verrier qui conserve la liberté de ses mouvements.

L'air est comprimé par le moyen d'un cylindre fonctionnant dans une double enveloppe refroidie. Il est reçu dans des réservoirs en tôle d'acier, munis de soupapes de sûreté, qu'on peut isoler ou réunir en batterie, dans lesquels l'air est à 4 kilogrammes de pression. Ils servent d'accumulateurs, surtout pour le travail de nuit. Quand on veut produire des pièces de grande dimension, comme une boule, une bonbonne, l'air est pris directement sur la conduite. Pour de petits objets, l'air passe dans des cylindres détendeurs où la pression peut être réglée de 500 grammes à 1 kilogramme, suivant le genre de travail. Une canalisation spéciale, installée sous le plancher de la halle de travail, alimente les places ; elle est munie d'un détendeur automatique qui introduit l'air à une pression qu'on peut régler avec une grande précision.

Le verrier manœuvre au moyen de pédales placées sous la plate-forme de la place ; les robinets sont munis de tubes en caoutchouc à l'extrémité desquels est fixée la buse de soufflage dans laquelle l'ouverture de la canne s'introduit solidement et aisément. L'ouvrier peut la faire tourner avec rapidité sur elle-même, la tenir verticalement, le nez en haut ou en bas, lui communiquer le mouvement de pendule, la placer, en un mot, dans toutes les positions du travail ordinaire.

Ce système s'établit aussi bien sur la place de l'ouvrier à bouteilles et à vitre que sur le banc du souffleur de la gobeletterie. Seulement, il exige toujours un ouvrier cueilleur de verre et un verrier habile, comme dans le travail à la bouche.

Jusqu'à ce jour, les patrons et les ouvriers ont résisté dans les verreries à vitres et à bouteilles et ce procédé mécanique est adopté seulement dans la fabrication des pièces volumineuses, ainsi que dans la gobeletterie; ajoutons: surtout à l'étranger.

Peut-être les verriers à bouteilles vont-ils être obligés de céder devant un nouveau procédé mécanique qui supprime l'emploi d'un ouvrier habile ! L'inventeur est M. Boucher, ancien ouvrier, maître-verrier à Cognac, où la fabrication de l' eau-de-vie a développé un centre de verrerie important.

On cueille dans le bassin, avec une poche, la quantité de verre nécessaire pour une bouteille et on la verse dans un moule ayant la forme de la bouteille à obtenir. Ce moule est porté par un appareil mobile qui permet de le balancer, de le tourner, de le retourner, en imitant le mouvement qu'on

exécute dans la fabrication à la main. De F air comprimé aide à gonfler la bouteille au moment voulu.

Ce procédé parait devoir être pratique, mais, de l'avis des spécialistes, il ne pourra pas servir à faire des bouteilles de premier choix, pour les vins de Champagne, par exemple. En supposant qu'il ne s'applique qu'à la bouteille commune, ce serait, hygiéniquement parlant, un résultat considérable, parce que le soufflage à la bouche des bouteilles est un travail très pénible, en raison surtout de l'abaissement des prix qui oblige l'ouvrier à une fabrication intensive.

Parmi les progrès à réaliser au point de vue de l'hygiène il en est un qui n'exige que de la bonne volonté : c'est le mélange des matières premières dans des conditions salubres. Souvent encore on l'effectue à la pelle, ce qui donne un mélange imparfait et de mauvais travail.

En outre, et malgré le mouillage, les ouvriers respirent des poussière qui sont toujours très préjudiciables à la santé, même lorsque la composition ne renferme pas de produits toxiques proprement dits. Que dire de ce mode de faire lorsque le mélange renferme des oxydes métalliques, de la litharee. du minium, comme dans la fabrication du cristal! On devrait exiger le mélange mécanique de la composition destinée à la fabrication du verre et veiller sévèrement aux conditions dans lesquelles s'exécutent le broyage et la pulvérisation des débris de verre et surtout de cristal.

H. Bourgoin et moi avons prescrit, dans des rapports au Conseil d'hygiène et de salubrité de la Seine, la condition suivante :

Dans le cas où la composition renferme des oxydes de plomb ou d'autres substances toxiques, on aura toujours soin d'humecter la matière, et on ne fera jamais le travail à l'air libre. On opérera dans un tambour fermé ou dan* un appareil analogue ; il en existe qui portent à l'intérieur des cloisons, disposées en chicane, pour activer le mélange.

M. Henrivaux recommande des pétrins dans lesquels les matières sont brassées à l'aide de deux palettes courbes en acier, se mouvant en sen> inverse et avec des vitesses différentes.

Dans la présente édition de son ouvrage, il indique divers autres appareils de broyage plus perfectionnés encore.

Il est, enfin, des industries, annexes à la fabrication du verre, dans lesquelles l'hygiène joue un rôle important, souvent méconnu. Au premier rang sont le polissage à sec du verre, du cristal ; la fabrication, l'application et Ie grattage des émaux. Ces travaux et le séjour des enfants, des filles mineure> et des femmes dans les ateliers, où se dégagent librement des poussières e où il est fait usage de matières toxiques, sont interdits, à juste titre, p*r le décret du 3 mars 1893.

Le décret du 10 mars 1894 (art. 6) revient sur les conditions de salubrité qu'il y a nécessité de prescrire dans les ateliers où se dégagent des poussières ainsi que des gaz incommodes, insalubres et toxiques.

Pour les buées, vapeurs, gaz et poussières légères, il sera installé des hottes avec cheminées d'appel ou tout autre appareil d'élimination efficace*

Pour les poussières déterminées par les meules, les broyeurs et tous &

HENRIVALX. — LE VERRE. 775

autres appareils mécaniques, il sera installé, autour des appareils, des tambours mis en rapport avec un système de ventilation aspirante, énergique. Pour les gaz lourds, la ventilation aura lieu per descensum; les tables et les appareils de travail seront mis en communication directe avec le ventilateur. Ce dernier procédé me parait applicable aux ateliers de taille et de polissage du verre et du cristal et préférable à l'aspiration per ascensum.

Dans le cas spécial où le verre contient des oxydes métalliques, de plomb surtout, et dans celui où Ton se sert de potée d'étain, la taille et le polissage doivent être effectués en présence de l'eau, toutes les fois que c'est possible et la ventilation doit être à son maximum.

Le travail avec la potée d'étain — stannate de plomb — a donné fréquemment naissance à des accidents saturnins. Il a été publié, en 1892, aux Comptes rendus dé F Académie des Sciences, un travail de M. Guéroult, dans lequel il annonce qu'à Baccarat on substitue, depuis 1891, à l'ancienne potée un mélange de

1 partie de potée,

et 2 parties d'acide métastannique.

L'ancienne potée contenait 61 p. 100 de plomb et la nouvelle seulement 20 p. 100.

Ce produit donnerait des résultats aussi bons que la potée seule, et, depuis ce jour, il n'aurait été constaté aucun cas d'intoxication plombique chez les tailleurs de verre.

On comprend très bien que le mal ait été atténué avec la diminution de la proportion de plomb, mais il est difficile de croire qu'il ait entièrement cessé. Il n'y avait guère qu'une année que la substitution avait lieu au moment de la publication de ce travail et il serait intéressant de savoir ce qu'il en est advenu depuis la fin de l'année 1892.

L'article 6 du décret se termine par la phrase suivante : « L'air des ateliers sera renouvelé de façon à rester dans l'état de pureté nécessaire à la santé des ouvriers. »

L'intoxication mercurielle dans l'industrie annexe des miroitiers et des étameurs de glaces, très fréquente autrefois, a pour ainsi dire disparu depuis l'abandon de rétamage au mercure et son remplacement par l'argenture des glaces à froid au moyen de l'action réductrice de l'acide tartrique sur le nitrate d'argent en dissolution dans l'eau ammoniacale.

L'émail est formé par diverses substances, l'acide métastannique, le phosphate de chaux, l'antimoniate d'oxyde d'antimoine, l'acide arsénieux, l'alumine, les chlorures de zinc, de plomb, auxquels peuvent se joindre des oxydes colorants ; beaucoup d'émaux sont additionnés de minium , dans d'autres intervient de la calcine qui est obtenue en calcinant à l'air un alliage contenant 15 d'étain et 100 de plomb.

On comprend que le travail de certains de ces émaux ne soit pas sans danger. Le Conseil d'hygiène et de salubrité de la Seine a indiqué, sur des rapports de M. de Luynes et de M. Troost, les prescriptions suivantes à imposer aux industriels, pour garantir de toute incommodité les ouvriers et les voisins :

Faire application de l'émail sous l'eau et éviter le maniement de poussière sèche d'émail.

Éloigner les fours des cloisons et des murs mitoyens.

Munir chaque four d'un tuyau de fumée spécial.

Élever les cheminées à 3 mètres au moins au-dessus des cheminées des maisons voisines dans un rayon de 100 mètres.

Dans la verrerie de MM. Chance, à Birmingham, et dans l'usine du Bourget. suivant M. Bunel, architectecte en chef de la Préfecture de police, on broie les émaux en vase clos ou sous l'eau et l'on applique la poussière d'émail sous l'eau ou sous des hottes vitrées, au moyen de tamis couverts.

Rappelons, en terminant, que les verreries, les cristalleries, les fabriques d'émaux, les ateliers d'application de l'émail sur les métaux, d'argenture du verre, sont rangés dans la deuxième ou la troisième classe des établissements insalubres, dangereux ou incommodes, et régis par les prescriptions générales du décret du 15 octobre 1810, de l'ordonnance royale du 14 janvier 1815 et de l'ordonnance de police du 30 novembre 1837.

Introduction i

Historique de la verrerie 1

Objets en verre de fabrication égyptienne, grecque, romaine 11

La verrerie appliquée aux arts décoratifs :r

Définition du verre y>

Classification, composition, densité des diverses espèces de verre W

Silicates. — Leurs propriétés \~t

Action de l'eau sur le verre îs

Action des acides 52

Gravure à l'acide .j3

Gravure au Jet de sable ô\

Gravure par l'électricité .">'>

Verre givré .">»'»

Action des alcalis sur le verre ô?

Silicates multiples. — Fusibilité j*

Action de la chaleur sur le verre. — Larmes bataviques ry.i

Théorie de la trempe r»s

De l'influence de la nature du verre sur la trempe ou

Appareils servant à tremper les pièces de gobeletterie 71

Manière de tremper les objets de gobeletterie 72

Prix de revient de la trempe du cristal 7.5

Prix de revient de la trempa du verre 7i

Appareils pour la trempe du verre !■>

Sur la résistance à la fl'v'on du verre trempé so

Verre durci de compress.on de M. F. Siemens ko

Verre trempé au moytu de la vapeur <H.;

Du degré de la trempe du verre. — Sa constatation N5

Chaleur spécifique des différentes sortes de verre M

Dilatation yi

Verre combiné '>7

Cristallisation du verre. — Dévitrificalion 9N

Action de la lumière solaire sur le verre 107

LB VKftftE. 50

Pip*

Verres colorés dans leur masse 108

Athermanisme du verre 109

Porosité du verre 112

Adhérence au verre, de l'aluminium et de quelques métaux 113

Résistance du verre à la flexion 125

Relation entre la dureté et l'élasticité du verre 125

Résistance du verre à la pression 129

Irisation du verre 131

Sur la composition normale du verre . 133

Analyse des verres et des silicates 139

Dosage des métaux alcalins dans les silicates et dans les matières inattaquables

par les acides, au moyen de l'hydrate de baryte 148

Analyse industrielle du verre 150

Analyse des verres plombeux 152

Poterie et produits réfractaires. — Considérations générales 153

Analyse des terres 163

Examen des produits fabriqués 170

Essais de fusion ou de retrait 170

Produits réfractaires magnésiens. — Briques de magnésie 172

Fabrication des creusets, dalles, briques, employés en verrerie 180

Foyers système Michel Perret 1®

Moules à briques et à dalles pour la construction des fours 194

Fours pour la cuisson des briques, dalles et matériaux réfractaires entrant

dans la construction des fours de verrerie 198

Briques de silice 206

Des fours de fusion en verrerie. — Généralités 208

Chauffage par le gaz. — Historique 223

— Four Siemens à gaz et à régénérateurs 224

Des différents fours à gaz 237

— Four à gaz, système Pellat-Rickmann 238

— Four rond à colonne centrale, système de Boismontbrun, chauffé au

gaz avec récupérateur Radot et Lencauchez 250

Régénération du carbone. — Modification au four Siemens 256

Fours à combustion intensive 272

Gazogènes à tirage libre 273

— soufflés 280

Gaz à l'eau 284

Des fours à bassin ou à cuve, c'est-à-dire sans creusets 288

Fours à bassin, système F. Siemens, système L. Videau 296

Barrage à flotteurs pour fours de verrerie à fusion et travail continus 303

Fours Quonnec. — Four à fusion et travail continus, brûlant le charbon à

grille vive 304

Moyen d'éviter la détérioration de la sole des fours à bassin 310

Combustible utilisé dans les gazogènes 311

— Analyse et essai des combustibles 312

— Détermination du pouvoir calorifique 313

Détermination de la température des fours de fusion. — Analyse des gaz des

fours. — Détermination des températures 315

Instructions pour l'emploi du pyromèlre électrique de M. Siemens 317

Instructions pour l'emploi du pyromètre calorimétrique de M. Siemens .... 319

Spectro-pyromètre de M. Crova 320

Pyromètre électrique de M. Le Chatelier , 325

Lunette pyrométrique de MM. Mesuré et Nouël 328

Pyromètre actinométrique de M. Latarche 330

Pyromélre de MM. Routier et de Palnlignon. . .

Pyroscopes

Analyse de* gai de* four*. — Appareil Orsal pour l'analyse in * •■'<■■ h. ii. :■■ fll de platine ou grt*numélri de M. ■ .-- . i. . - ■ Analyse de l'air — fiai des ■ heml ■• ■-. ■ Industrielles .... Description de l'eudinmètre è fll dn platine (pour opérer soi fcl-ide sur la décompo>iti»n des composés carbone en prése

line porté au rouge cl de la vapeur d'eau. .........

Appareil Coquillon pour l'analyse complète des u •' de gai

brûlés des foyers industriel*

\i .-i— des produits de la combustion su moyen dn In i

Frère

Détermination de la chaleur entraînée par les t i brûlée . Ilurette de Uûnle

Procédé de» olindres

Composition du verre à vitres

Fabrication du verre en nlindres

Four à élendre système Riè\eî

Fabrication du verre en plateaux

Fabrication de» vitres par laminage

Verres de montres

Vers enchâssés ilans le plomb i: - -■■■- . ■■ ■ .- ! «;. , .

Glace*

Matière» premières . . ....

Défauts du verre

Fonte du verre

Le» fontes

Influence de la pression sur le travail du verre en fusion. .

Découpage du verre

Découpage du verre par l'étincelle électrique

Procédé de M. Fahdt, de Dresde, pour couper le» objets arrondir les arêtes

Travail des glaces (iloucissage, savonnage, polissage)

Fabrication des glaces en Amérique

Essais de résistance du verre de Sainl-Gobain à la flexion . .

E ta nia go des glaces

Argenture des glaces ....

Amalgamation des glaces argentées

Platlnage des glaces

Moyens propres a reconnaître l'épaisseur des glaces

Description du pachomèlre de Benoist

Appareil pour contrôler et exécuter les surfaces planes. . . . Appareil pour étudier le parallélisme des deux faces d'une gl;

Vérification rapide des glaces parallèles

Procédé rapide pour exécuter des glaces minces parallèles .

Prix comparé des glaces depuis soixante ans

Prix de revient pour une usine à deux fours

Encadrement des glaces <t-

Glaces brutes, minces, coulées. Verre cannelé, losange, etc. .

Résistance du verre à reliefs de Sainl-Gobain

Verre perforé

Pipa

Verre grillagé 457

Glaces soufflées 461

Verre à bouteilles 463

Composition des mélanges vitrittables 467

Nature et composition chimique du verre des bouteilles à vi:i 468

Fabrication 470

Moule i bouteilles, système Houlart 474

Transporteur mécanique destiné à renvoyer au four à recuire les bouteilles ou

tous autres objets en verre 476

Appareil Houtart pour le classement des bouteilles suivant leur capacité 477

Procédé Ashley, usité en Angleterre pour la fabrication des bouteilles 479

Soufflage à l'air comprimé 480

Type de bouteille ne pouvant être remplie qu'une seule fois 481

Procédé de recuisson au gaz 482

Verre à pivette. — Gobeletterie, verre demi-blanc creux 487

Verre à pivette 487

Verre blanc 488

Tubes en verre 488

Verre de Bohême 490

Verre moulé 497

Applications récentes du verre moulé 507

Maison de verre 507

Céramo-cristal . . 510

Rideaux en verre . . 510

Tables en verre, guéridons, etc 510

Globes en verre pour lampes à arc 511

Emploi des verres coulés pour la construction des serres 513

Résistance des verres coulés unis et à reliefs 514

Résultats d'expériences comparatives faites sur le verre à vitres et le verre coulé 518

Mode de pose des verres pour vitrage des serres 519

Verre soluble 521

Farine fossile, terre d'infusoires. — Composition 522

Procédé de fabrication par voie humide 523

Silicates alcalins solubles, obtenus avec le silex . . . 525

— fabrication par voie humide 525

— fabrication par voie sèche 526

Silicatisation 528

Consolidation des morliers et des chaux hydrauliques par la silicatisation. . • • 53

Lavage de la laine 536

Le Cristal. — Historique 537

Fabrication 543

Fours Monot, Pellat, Rickmann .547

Fonte 548

Travail ; 552

Taille et polissage 556

Verres d'optique. — Historique 559

Composition 560

Fabrication 562

Taille des lentilles (détails pratiques) 575

Pouvoir optique des objectifs ' , 577

Pouvoir séparateur 577

Grossissement utile 579

Verres de lorgnettes (dites jumelles) ^*

TABLE DES'HATIÊRES

Aberration de réfranglbllilé. — Lentilles achromatiques. .....

Tableau des Indices de réfraction.

Nouveaux verres d'optique

Phares

Lentilles pour phares. — Principes de la construction

Qualité du verre pour les pièces de phares

Les nouveaux phares de France

Projecteurs électriques . .

Miroirs paraboliques

Situation actuelle des phares en France

SmaU

Application d'émaux sur étoffes . . .

Straii

Strass colorés.

Fabrication actuelle du verre a Venise

Verres Migranés

Mosaïques. — Procédés de fabrication de la mosaïque

. Verres murrhlus -

Verre* cnlorés

Verre rouge coloré par le cuivre

Moyen de plaquer le verre en tables ou de le recouvrir d'une c

uniforme

Verre vert.

Verre Jaune

Verre marbré

Verre marbré rouge

Verre au phosphate de chaux.

Aventurlne dite de Venise

Avenlurine verte à base de chrome

Hyalilhe

Verre craquelé

Coton de verre .......

Laine minérale. — Fabrication

Mèches de lampes en verre

Yeux artificiels

Verres durs à base d'aluminium

Pâte de verre

Examen des défauts du verre

Bibliographie générale du verre

Peinture sur verre .

De l'harmonie des couleurs

Coloration des verres et vitraux

Fondants

Èmanx ou couleurs

— rouges

— couleur d'or . .

— bleu

— dépoli

tm

Couleurs filles "SI

Teinture du verre Tîî

Bibliographie de la peinture eut verre 7Î1

Ouvrages étrangers 7S7

Vitraux les plus remarquables de toutes les époques 7ÏB

Vitres légendaires 730

Curieux de verrerie "33

Statistique de l'industrie du verre en France el à l'étranger 737

Ace roi s sèment de l'industrie du verre en Amérique 71Î

Appendice 715

Nouvelle méthode de détermination de la dureté des verres ■ . 715

Polissage des glaces 718

Résistance du verre à l'action de l'eau et des acides 7(9

Vitres de couleur. — Composition 719

Fabrication des verres colorés par doublage 75!

Recherches expérimentales sur les verres 758

Machines à découper les verres 758

Presse automatique pour le moulage des gobelets en verre 759

Tableau des Indices de réfraction, densité, etc., des verres spéciaux pour l'optique. 760

législation et hygiène de* verreriei, par H. le Professeur Riche TK

Encyclopédie chduoue Henrivaux .Verrerie .

Fig: 1.

vh4.lv Cylindre malaxeur

Détail de l'assemll (Fifc.l

A Arbre vertical perkm les couteaux B Couteau inférieur destiné a racler le

fondée li timie.

C Enveloppe en forte tôle de fer, divisa

en deux partie» semi-tphêrijoet ex

rassemblées tune sur l'autre i l'aide de

feints creiaés et beultanes

0 Petite pêne detartic ic lapâie

F Fowchotu d'assemblage des jxute

cerneaux sur- l'axe ■ 6 lames d'aaar coopantea jMur dmser

It/lte

1 Clavette d'issemUafe des porte amicaux sur l'aie.

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