‹ Le verre et le cristalChapitre 26 sur 207 · Partie Partie · texte numérisé non relu

Partie Partie

non dUsoute. dissoute.

Acide silicique 66,97 52,89

Alumine 9,44 1,12

Protoxyde de fer 1,88 1,16

Proloxyde de manganèse 2,60 0,27

Chaux 5,83 39,30

Magnésie 0,73 1,33

Soude 11,27 3,57

Potasse 1,28 0,36

Les rapports d'équivalence entre les bases et la silice sont :

Verre déïitrifié 1 : 1,697

Partie non dissoute par l'acide chlorhydrique. . 1 : 2,011 Partie dissoute 1 : 1,053

La partie dissoute est donc un monosilicate.

Si l'on examine la composition centésimale de la partie dissoute, on reconnaît en outre que, dans le traitement par l'acide chlorhydrique, la quantité de chaux dissoute a été très considérable, tandis qu'il en est autrement pour les autres oxydes métalliques ; on peut donc dire que l'acide chlorhydrique n'a guère dissous que du monosilicate de chaux (CaO. SiO3), lequel constitue la substance cristalline enclavée dans la masse amorphe du verre dévitrifié.

On s'expliquera facilement qu'outre la chaux d'autres oxydes métalliques passent également dans la solution, puisqu'on sait que tous les verres sont légèrement attaqués par les acides lorsqu'ils sont pulvérisés très finement : si, d'ailleurs, le rapport des bases à la silice (1 : 1,053) est un peu plus petit que l'unité, cela peut provenir de ce que, en faisant bouillir l'acide silicique séparé avec la solution de carbonate de soude, une petite quantité de silice provenant de la partie du verre restée insoluble peut être passée dans la solution.

Si l'on soustrait de la partie dissoute la quantité de monosilicate de chaux qu'elle renferme, et si l'on ajoute les petites quantités de bases et de silice qui restent aux quantités correspondantes du résidu insoluble, on trouvera que la composition du verre dévitrifié est la suivante :

Monosilicate de chaux (CaO. SiO3) 18,32

Masse vitreuse amorphe 81,68

Celte dernière contient :

Acidu silirique 66\5I

Alumine 9,27

Proioxyilc de fer 2,10

Proloxydc de maiigiuié-i- 2,K*

Magnésie i,06

So.de 11,68

PoUsse 1,31

len chimique de l'auteur donne donc des résultais qui concordent avec nus par Scholt au microscope, ce qui confirme aussi celle opinion, ar les fabricants de verre, que ce sont surloul les verres contenant i de chaux qui se dévitrifienl le plus aisément.

ipreud facilement que le verre dcvîlriflé présente la même composition isse qui l'entoure, si l'on réfléchit que la cristallisation du silicate de ieu dans une masse pâteuse peu fluide, de sorte qu'un mélange cuire e (si l'on peut employer ce mot ici) et la masse de verre fondue non ^vitrifiée qui l'entoure ne peut avoir lieu ou bien ne se produit que très faible mesure. Cette eau mère adhère donc après la solidification de ces cristaux microscopiques et l'analyse du verre dé vitrifié doit même composition élémentaire qu'avant la dévîtrifi nation, île donc résulter de ces recherches que la déviirification ne constitue iinent, comme l'admet Pelouze, un simple changement moléculaire à la transformation de l'acide arséuieux amorphe en sa modification e, mais qu'elle repose sur une désunion du mélange de la masse du [uelle donne lieu, spécialement dans les verres à la chaux et à la soude, stallisalion de monosilicate de chaux. Ceci jette aussi un certain jour : lire du verre; car, si le silicate de chaux cristallise par refroidisset de la masse de verre fondue, il a dû exister dissous en cet état ■nasse, ce qui donne beaucoup de vraisemblance à celle hypothèse, iquelle les verres seraient non pas des combinaisons chimiques, mais lions de silicates cristallisés dans des silicates amorphes ou des

noméne de la déviirification n'est d'ailleurs pas isolé el il trouve, par son analogue dans le paltinsonage que l'on peut appeler la désunion ge de plomb et d'argent, puisque, si l'on maintient cet alliage à une einpéralure, il s'en sépare des cristaux de plomb solides, tandis qu'il une eau mère un alliage de plomb et d'argent fondu.

BENRIVAUX. - LE VERRE. 107

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