LE VERBE
130 HENFUVAUX. — LE VERRE.
Cet essai des bouteilles s'effectue à l'aide d'un appareil imaginé par M. Salleron. (Élastici mètre, fig. 73.)
Le verre est en effet un corps élastique, et sous l'influence de pressions :.*: :* i- .■.:• i......jii. . — h^ etc.. se gonfler et
:s limites de l'élasti- >artie du gonflement supprime la pression, bouteille, on adapte :entimètres cubes et
uteille, ce tube périme du liquide dont capacité qui peuvent
nmunication à l'aide qui comprime l'air à chaque instant la uteille est immergée arature déterminée, égulateur R.
cité de 825 centimeiturede 10 degrés et oosphères, a eu son
0 et de O",90 pour
i ml ifi cation profonde ;i un moment donné, qui correspondra la issé cette limite, le
verre se rompt dans certaines régions internes; si l'effort persiste, les lésions s'agrandissent, se propagent jusqu'à ce que le verre se détache en morceaux. En examinant à la loupe la tranche des fragments de verre cassés, très souvent on voit des esquilles, des fissures produites par le changement d'état permanent du verre.
Toutes les actions extérieures qui tendront à déplacer les molécules du verre : élévation de la température, vibration, chocs plus ou moins violents, auront une inûuence considérable sur la résistance du verre et auront pour effet de diminuer notablement cette résistance.
Dans un autre ordre d'idées, l'inégale épaisseur du verre et la composition chimique joueront également un rôle important : une épaisseur irrégulière amène en effet une recuisson inégale des diverses parties du verre; quant à la composition chimique, elle fait varier dans d'énormes proportions la ténacité du verre, sa résistance aux actions chimiques des liquides que les objets en verre sont appelés à contenir.
Tout ce que nous venons de dire, relativement à la résistance des bouteilles, s'applique à tous les récipients en verre quelle que soit leur capacité. C'est même dans le cas des pièces d'un volume considérable que les soins à apporter dans la fabrication doivent être plus minutieux.
Ce qui rend en effet les bonbonnes, touries, etc., relativement moins résistantes que les bouteilles, c'est la difficulté de les obtenir d'une épaisseur absolument régulière, aussi dans un travail que nous avons été appelé à faire à ce sujet (1) — et où les personnes que ces questions intéressent trouveront des renseignements plus nombreux et plus détaillés que ceux que nous pouvons donner ici, — il a été dit que pour les touries employées au transport des produits chimiques et autres liquides, il nous semble indispensable d'avoir recours comme moyen de fabrication au soufflage à l'air comprimé, préconisé par M. M. Appert.