‹ Le verre, son histoire, sa fabricationChapitre 21 sur 58 · Partie · texte numérisé non relu

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intacte.

altérée.

Les verres fabriqués en vue des besoins de l'optique, le flint'-glass et le crown-gldss^ qui exigent une transparence et une limpidité exceptionnelles, con-

tiennent souvent une proportion exagérée d*alcalisqui les rend humides à la surface, et qui, à la longue, détruit leur transparence et amène l'altération des forines qu'ils ont reçues. Des disques de crown-glass, étant empilés, se soudent quelquefois très-solidement les uns aux autres par sui te du silicate de potasse qu'ils renferment en trop grande quantité; ce sel attire l'humidité de l'air et détermine l'adhérence de ces objets.

Les glaces sont loin d'être toujours exemptes de cette cause d'altération. On en trouvait beaucoup dans le commerce, il y a une quinzaine d'années, qui se recouvraient de petits cristaux aiguillés de carbonate de soude; elles avaient l'inconvénient de ressuer» Les glaces anglaises qui figuraient à l'Exposition de Londres de 1851 offraient toutes ce défaut d'une manière très-marquée, malgré la précaution qu'on avait de les nettoyer fréquemment. Aujourd'hui même il est rare de rencontrer une glace qui, exposée longtemps dans un endroit humide, ne bleuit pas un papier rouge de tournesol qu'on promène mouillé sur sa surface.

Il convient d'ailleurs de faire cette remarque que, bien que les verres antiques présentent quelquefois la même composition que les verres qu'on fabrique actuellement, il n'en résulte pas que les matières premières employées pour les faire étaient, quant aux proportions, celles dont on se sert aujourd'hui. I^s mauvais verres ont disparu sous l'influence destructive du temps; ceux qui ont résisté contenaient, d'une façon toute accidentelle, les éléments, notamment la chaux ^ qui ont assuré leur conservation. Jusqu'au

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