DORMEUIL ET EMILIE
Ecoutez-nous !
Volmar {feint le courroux. A Dormeuil avec ironie, ton que Volmar conserve jus qri à la dernière scène).
Que direz-vous ?
Peut-être qu'un rival austère D'un tendre aveu se montrera jaloux,
Mais c'est à braver sa colère Que le bonheur me semblera plus doux !
Dormeuil et Emilie.
Ecoutez-nous !
Volmar (à Emilie).
Que direz-vous ?
Je me ris de sa haine, Sous une dure chaîne, Mes beaux jours avec lui Passeraient dans l'ennui.
Ensemble.
Volmar {avec ironie à Emilie).
Ne prolongez pas ses alarmes, Ne prolongez pas son tourment.
{A. tous deux).
Pour tous deux l'amour a des charmes Vous n'aimez pas le changement.
Emilie.
Soyez sensible à mes alarmes, Soyez sensible à mon tourment, Vous m'épargnerez bien des larmes, Si vous m'écoutez un moment.
Dormeuil.
Ah ! de grâce voyez ses larmes, Ecoutez-nous un seul moment, Votre erreur cause nos alarmes Un mot finit notre tourment.
( Volmar va s'asseoir dans un fauteuil et semble refléchir:)
Dormeuil.
Je ne vous quitte pas que je vous aie expliqué
VOLMAR
Tout est expliqué. Veuillez m'épargner les détails.
Emilie.
Monsieur de Volmar, mon ami, permettez-moi de vous détromper ; vous êtes dans l'erreur.
Volmar.
Non, Emilie. Si vous n'avez pas de reproches à vous faire votre inquiétude est sans objet, mais laissez-moi, j'ai besoin d'être seul.
Dormeuil (en sortant).
Attendons un moment plus favorable.
Emilie (sortant d'un autre côte).
Que n'ai-je écouté mes pressentiments !