‹ Le verronChapitre 17 sur 56 · DORMEUIL ET EMILIE · texte numérisé non relu

DORMEUIL ET EMILIE

Ecoutez-nous !

Volmar {feint le courroux. A Dormeuil avec ironie, ton que Volmar conserve jus qri à la dernière scène).

Que direz-vous ?

Peut-être qu'un rival austère D'un tendre aveu se montrera jaloux,

Mais c'est à braver sa colère Que le bonheur me semblera plus doux !

Dormeuil et Emilie.

Ecoutez-nous !

Volmar (à Emilie).

Que direz-vous ?

Je me ris de sa haine, Sous une dure chaîne, Mes beaux jours avec lui Passeraient dans l'ennui.

Ensemble.

Volmar {avec ironie à Emilie).

Ne prolongez pas ses alarmes, Ne prolongez pas son tourment.

{A. tous deux).

Pour tous deux l'amour a des charmes Vous n'aimez pas le changement.

Emilie.

Soyez sensible à mes alarmes, Soyez sensible à mon tourment, Vous m'épargnerez bien des larmes, Si vous m'écoutez un moment.

Dormeuil.

Ah ! de grâce voyez ses larmes, Ecoutez-nous un seul moment, Votre erreur cause nos alarmes Un mot finit notre tourment.

( Volmar va s'asseoir dans un fauteuil et semble refléchir:)

Dormeuil.

Je ne vous quitte pas que je vous aie expliqué

VOLMAR

Tout est expliqué. Veuillez m'épargner les détails.

Emilie.

Monsieur de Volmar, mon ami, permettez-moi de vous détromper ; vous êtes dans l'erreur.

Volmar.

Non, Emilie. Si vous n'avez pas de reproches à vous faire votre inquiétude est sans objet, mais laissez-moi, j'ai besoin d'être seul.

Dormeuil (en sortant).

Attendons un moment plus favorable.

Emilie (sortant d'un autre côte).

Que n'ai-je écouté mes pressentiments !

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