‹ Le verronChapitre 38 sur 56 · ACCOUCHEMENT · texte numérisé non relu

ACCOUCHEMENT

du Monstre ijiforme baptise par P Assemblée Nationale! "Le Septennat."

"La Mère éhontée (L'Assemblée Nationale) et ? Enfant non né viable, (Le Septennat) se portent heureusement, admirablement mal."

uLugete vénères " De Profundis !

Assemblée ! qui vous prétendez Nationale, vous êtes et n'êtes réellement que putréfaction, vous sen-

C) Vive la République morbleu ! A bas l'Empire ! cassé aux gages par l'Assemblée Nationale ! A bas V Orlêanisme enrichi par la pendaison du Prince de Condê, exécutée par V ex- Baronne de Feuchères, reçue à la cour de feu Lotus Philippe !

tez, vous infectez la dissolution .... Il faut mourir, c'est l'opininon de la France entière .. . A la Voirie, ma chère ! A Montfaucon ! -

était le 20 du mois-de Brumaire-Novembre, L'Assemblée en travail-après un lourd débat, Voulut Ressusciter l'Infâme 2 Décembre, Et se mit à créer le Monstre " Septennat ! " Aujourd'hui devenu simplement SixennatX

A bas le légitisme, mort — archi-mort et mort exécré autant qu'il est exécrable ! Vive la République !

Chevalier de Châtelain.

Nous venions d'écrire cette note le 20 Novembre 1874 (30 Brumaire an 83), lorsque l'article suivant inséré dans le Rappel du dit jour 30 brumaire, an 83, nous est tombé sous les yeux— Nous le donnons ici pour édifier nos lecteurs. Il porte ce titre : —

d'après CHATEAUBRIAND.

C'était le lendemain de l'évasion de celui qu'on appelait alors le prince Louis. Le condamné venait de quitter le fort de Ham sous la veste de travail d'un maçon. Ceux qui connaissaient la faiblesse du roi Louis-Philippe pour tout ce qui se rattachait de près ou de loin à l'empire, n'hésitèrent point à voir dans cette évasion la complicité du gouvernement.

Ce soir-là, chez le vieux Chateaubriand, on causait de l'aven-

ture, et, comme un des familiers du salon s'étonnait de cet aveuglement persistant du monarque, de son obstination à ne pas voir le danger de ce côté-là, et cherchait, sans la trouver, une explication plausible à une conduite en apparence si étrange : — - C'est cependant bien simple, finit par dire Chateaubriand. A qui Louis- Philippe doit-il d'avoir vu entrer dans sa famille l'immense fortune des Condé ? N'est-ce pas à Bona-

Il n'avait rien pour lui, ni le fond ni la forme, Ce n'était qu'un en cas. — u Attendez-moi sous Vomie" Donnez-moi, pour sept ans le boire et le manger, Puis après nous verrons ; je saurai m'arranger Pour, en dépit de vous, ne point déménager,

Et le rester toujours .... votre homme ! . .

" Cette auberge est à mon gré

J'y suis bien, j'y resterai ! " Si je mens, je veux bien qu'on l'aille dire à Rome ! . . .

parte ! N'est-ce pas la fusillade des fossés de Vincennes qui, en supprimant l'héritier naturel de cette branche de la maison de Bourbon a valu au duc d'Aumale cette succession mirifique autant qu' inespérée ! Louis - Philippe, pense qu'on ne saurait se montrer trop reconnaissant pour un tel service, et il comble les Bonaparte de ses bienfaits ; voilà !"

La boutade du célèbre écrivain pourrait bien contenir plus de vérité qu'il ne semble.

Comment en effet expliquer, autrement que par des motifs bizarres, cette bizarre tendresse, que, tout le long de son règne de dixhuit années, le chef de la maison d'Orléans ne cessa de montrer, pour tout ce qui rappelait l'empire, — tendresse qui alla jusqu'à lui faire offrir une dotation à Joseph, un siège au Luxembourg à Jérôme ! jusqu'à lui arracher des larmes d'attendrissement, le jour

où le Bertrand de Sainte-Hélène lui remit solennellement quatre vieux pistolets d'arçon et une vieille colichemarde rouillée qui avait appartenu au grand homme !

Le pauvre roi, si fin d'ordinaire, cependant, ne voyait rien à ce jeu dangereux qu'il jouait.

— Bah ! choses mortes, répondait-il dans l'intimité à ceux qui, plus clairvoyants, cherchaient à lui signaler le péril.

Il a pu voir, avant de mourir, les destinées de la France tombées aux mains d'un Bonaparte. Il a pu mesurer le gouffre où sa reconnaissance excessive nous avait entraînés .

A-t-il enfin compris au moment suprême ? A-il vu clair, " à la lueur de ce terrible flambeau qu'on allume aux mourants ? " Je l'ignore.

Mais il ne semble pas que les hommes formés à son école, les hommes qui se disent de son parti, les conseillers et les auxiliares de

POESIES DIVERSES. ô]

Et de cette façon, et sans le moindre éclat Il fut créé — le hideux Septennat!

L'assemblée, en fit à sa tête, Elle acclama pour Président Le plus digne ?.. Non î Le plus bétel Q) Un soldat malheur eux > faible et toujours cédant . . . A Sedan, cependant, qui se fit le pendant Du vil Bazaine, un traître !

En fourberie .... un passé maître ! . .

ses fils, fassent preuve d'une clairvoyance plus grande.

Voilà-t-il pas, en effet, que, de nos jours, les Orléanistes recommencent le même jeu: aidant de toutes leurs forces à la réhabilitation des hommes de l'empire, allant les chercher dans la retraite et l'ombre, où le mépris public les avait plongés, les remettant en place, en lumière, votant pour eux.

Et quand on leur dit :

— Ne craignez-vous pas que ces alliés sans scrupules aux quels vous faites présentement la courte échelle, ne se retournent un jour contre eux ?

— Bah ! répondent-ils en haus-

sant les épaules, comme le vieux roi, choses mortes !

Si bien que je ne serais point étonné de voir un de ces jours, un prince d'Orléans,— eh, mon Dieu !

le prince de Joinville, lui-même !

— s'embarquer comme autrefois, voguer vers la terre anglaise, aller chercher à Chislehurst le bonapartisme exilé et le ramener triomphalement à Paris au milieu de ce peuple français qu'il a tant exploité.

Quoi ! toujours par reconnaissance pour la fusillade d'où sortit la fameuse succession ? . . .

Ne trouvez-vous pas que voilà un héritage qui nous aura coûté cher !

Gabriel Guillemot.

Ç) Le mot bête est trop cru — C'est une rime voilà tout. D'ailleurs le mot bête n'est ni parlementaire, ni exact. Tl faut se contenter de lire inepte, iîtafite. Voilà le vrai sens. En effet vous n'êtes pas bête, Monsieur le Maréchal ! . . Vous per-

Mais l'Assemblée ayant un beau soldat

Pour bien mâcher sa honte, Se crut habile en fin de compte ! . .

En imposant à tous le joug du Septennat ! . . Mais . . . le peuple Français ne veut porter ce bât ! . . Un an après la fête. 20 Novembre 1874.

sistez, c'est de l'esprit cela, à conserver, en dépit du sens commun outragé, un poste que vous n'êtes pas capable de remplir, mais qui vous rapporte de larges émoluments, et par-dessus le marché des Palais Elyséens, bien au-dessus de votre valeur intrinsecte. — A Votre valeur militaire, je vous demande pardon je crois peu ou prou .... quant à votre valeur morale . . . elle est belle, ma foi ! ! ! vous pouvez vous en vanter ! . . administrer avec la corruption, avec la loi sur les maires, avec 40 départements en état de Siège, ce n'est ni administrer ni gouverner. Vous ne ferez accroire à personne que vous êtes un grand et un habile homme, et que votre valeur morale vaille son pesant d'or. Si vous pensiez cela, le monde vous rirait

au nez.

Conclusion :

Vous êtes bien méprisable, Monsieur; je ne vous envie pas, vous conduisez en aveugle la France à l'abîme.

Mes civilités à rebours, comme dit le grand Chaucer, à vos âmes damnées, à l'infâme Duc de Broglie surtout qui sait à quel point je l'estime celui là !

A bas l'Empire !

A bas la contrefaçon d'Empire de Sept ans !

Vive la République ! nous l'aurons malgré vous, et votre entourage, beau Maréchal ! vive la France !

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