C. de C
Apres la Tragédie — le Maréchal Mâche Ma honte^ entre deux 20 — Voici venir à toi; Ami lecteur l la Comédie — ou plutôt le burlesque !
Un des Ministres.
Du Maréchal Mâche Ma honte Document pour servir à l'histoire de la France A. B. Ç- E. B. T— D. K. V.
Cumont ( Vicomte de).
Ministre du Septennat devenu Sixennat.
Le joli nom, par. parenthèse, que ce Non propre —
[Cumont !
(iAà tmo disce omnes! "
Cumont et le jeune Eliacin Chauffard,
dit : " Chauffe-la-Couche ! "
Chevalier de la Légion d'honneur pendant deux fois vingt-quatre heures — dégommé, dégradé le troisième
jour, et forcé désormais de porter son ex-décoration sur cette partie où le bas du dos, perd son nom de dos, pour échanger ce nom en celui de Cumonl — en ayant soin de faire de la première syllabe la seconde . . . et vice versa.
Le théâtre représente le cabinet (non inodore! celui-là) du Cumont, ministre de l'Instruction publique du Septennat, de par le choix et le flair exquis du Maréchal Mâche Ma honte, Empereur de la République Française pour sept ans d'abord, mais maintenant ce jour, 19 janvier, 1875, pour six ans moins deux mois, plus un jour !
Eliacin Chauffard, dit Chauffe-la-couche, l'illustre fils du Professeur de l'Ecole de Médecine, qui se fait siffler, est assis dans le Cabinet du Sieur Cumont, Ministre de l'Instruction Publique dont, lui Chauflela-Couche, est le Secrétaire intime.
Il donne audience, lui blanc bec, aux professeurs, aux évêques, aux curés, aux sacristains, et à tous les sacripans qui recherchent les faveurs de son Excellence le Ministre de l'Instruction Publique. L'assurance et l'aplomb du jeune drôle sont impayables. Mais on le sait :
"La valeur n'attend pas le nombre des années !"
variétés. 85
Entrée du Cumont.
Le Cumont (avoir soin de ne pas transposer les deux syllabes qui forment le glorieux nom du Ministre) Le Cumont donne d'abord l'accolade à son Benjamin — Chauffard fils, dit Chauffe-la- Couche, et puis lui tient à peu -près ce langage :
" Fils adorable et adoré d'un père sifflé — ce n'est pas de ma part un persifflage ! . . . Tiens Chauffard, mon jeune ami. . .
"JD 'amitié d'un grand homme est un bienfait des Dieux 7"
Je suis un grand homme, tu le sais, toi ! Tiens ! vois ce que je t'apporte ! . . . Sois-le l . . .
Prends-la . . . Tiens ! voilà la croix d'honneur ! . . . Prends-la, tu la mérites pour tes services exceptionnels !
Nous ne cacherons pas au lecteur que ces services exceptionnels nous semblent louches. Cela sent mauvais, très mauvais, disons le mot cela pue — C'est du Mâche Ma honte tout pur.
Le scandale de cette décoration offerte aux vingt*deux ans et demie du jeune Eliacin Chauffe-la- Couche, a été si grand à Paris que le Chancelier de la légion d'honneur, le Général Vinoy, s'est trouvé heureux de rencontrer à la curieuse nomination, un vice de forme et de l'annuler.
Jusqu'à preuve du contraire, nous qui sommes un
dur à cuire, nous penserons qu'il y a dans cette indécence du Cumont, matière à un procès qui devrait se dénouer à huis clos devant le tribunal de la Police correctionnelle ... et peut-être devant la
Cour d'Assises.
Chevalier de Châtelain.
Nous écrivons au jour le jour au fur et à
mesure que les événements passent devant nous. Nous écrivions les lignes qui précèdent le 22 Novembre, 1874, deux jours après notre envoi en manuscript au Maréchal Mac Mahon " Le MacMahon entre deux 20." (]) Le 23 Novembre, le Rappel que l'on trouve toujours au chemin de l'honneur, a publié l'article dont nous reproduisons un passage pour l'édification du lecteur, et pour la chaste gloire du Cumont.