‹ Le verronChapitre 5 sur 56 · INTRODUCTION. XI · texte numérisé non relu

INTRODUCTION. XI

nous manifesta le désir d'avoir cette traduction faite par notre féal et amé collaborateur Léopold Wray. Or notre pauvre Léopold étant, pour le moment, retired from business par suite d'une santé délabrée à force de travail, nous nous sommes addressé à trois collègues ez poésie, de nos meilleurs amis, en leur expliquant le pourquoi de notre demande : à Henry Grazebrook, à D. F. MacCarthy, et à Patrick Scott, l'auteur ingénieux de ce curieux ouvrage: " Christianity and a Personal Devil," que publie B. M. Pickering, et qui a fait déjà tant de bruit dans le monde. Nous espérions que l'un de ces trois poètes réaliserait notre désir. Henry Grazebrook et Patrick Scott se sont mis à l'oeuvre, et le même jour, presqu'à la même heure, quoique venant de points bien différents, nous recevions leurs charmantes traductions, tandis que notre noble ami D. F. MacCarthy, bien éprouvé lui aussi, par des, malheurs de famille, inhérents à la vie, remettait à son jeune fils, John MacCarthy, le soin de nous venir en aide. A ces nobles cœurs, à ces amis d'élite, nos remerciements sont acquis.

La quatrième traduction (voir l'original, p. 76) nous la republions, elle est de feu notre ami E. C. Mogridge (Touch not the Little Birds). C'est un dernier hommage rendu à la mémoire d'un poëte aimable, et bien aimé. Mort si jeune, hélas !

Xll INTRODUCTION.

La cinquième traduction est celle du a Jour des Morts " In Memoriam — d'un poëte de nous inconnu auquel nous adressons nos remerciements.

Quant à la pièce suivante, elle n'est pas du même caractère que les autres, tant s'en faut ! . . C'est le cri de haine et de mépris que nous avons lancé le 28 août dernier, au Misérable .... qui fut !.. . car honnêtement il rt existe plus , le drôle ! . . qui fut l'infâme Bazaine ! ... à l'évadé des Iles Ste. Marguerite ! . .

A l'égard de cette apostrophe, comme à tout ce qui a rapport au Mac Mahon, au hideux de Cumont, à tous les scélérats, à tous les indignes chenapans qui, à F heure qu'il est, monopolisent et confisquent les libertés de la France, nous n'avons pas d'excuses à faire au lecteur. Ces Mac Mahon — ces de Cumont

— ces de Broglie on ne saurait les dénoncer en

termes assez forts . . . d'abord Urbi et Orbi, comme

les Cléricaux, disent à Rome et puis au mépris

de la Postérité !

Le P. S. qui termine notre ouvrage est notre dernier mot, il n'a pas besoin de commentaire. Ce qu'on lit dans Nostradamus, livre du destin, &c, &c. est de l'histoire en herbe, qui sera de l'histoire en pleine maturité le 31 Décembre de la présente année — 1875. Tant pis pour le Septennat 7 — Nous parlions tout à l'heure du Mac Mahon — venons un peu à

INTRODUCTION. Xlll

cette bûche ! . . . Quel est-il cet Empereur ou Dictateur, de facto pour six ans moins deux mois de la République Française ? Cet homme, cette nullité, ce pompeux Dulcamara n'a-t-il pas eu l'effronterie de jeter à tous les échos d'alentour lors de ses derniers voyages officiels, à la France ahurie, cette phrase banale qui n'est pas de lui, mais est tout uniment empruntée au répertoire de Feydeau, au Jean de Paris de feu Boyeldieu :

" Cette auberge est à mon gré,

J'y suis bien, j'y resterai ! "

Ah ! Bazile ! mon mignon ! Il t'en faut du bois vert, fen auras mon bon ! de par moi, au moins ! si on met des mitaines en France pour t'en servir, et bien avant l'expiration de tes cinq ans et dix mois . . plus un jour ! . . que tu ne feras pas, sois en sûr! . . . Risum teneatis Amicil

Et voilà comment se gaspillent les ressources de la France ! dont le budget se règle par un déficit de près de 80 millions.

Pauvre France de 1875 • sa presse endolorie est forcée de chanter les louanges de l'ignoble président du Sixennat moins deux mois et un jour! . . . elle célèbre ses vertus !.. La vérité est qu'il n'en a aucune vertu ! . . . pas même la vertu militaire ! C'est un cuistre et voilà tout ! Le Mac Mahon est

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