‹ Le vers français et les prosodies modernesChapitre 24 sur 63 · Semble un greZo^ ; C'est le gaiop · texte numérisé non relu

Semble un greZo^ ; C'est le gaiop

Q) Au lieu de généraliser ce principe, Castil-Blaze le restreint aux seuls monosyllabes qui, dit-il, » nrennent ou cèdent l'accent au gré du poète; c'est le si sequatur des Latins. Dieu, ciel, grand, seul, bien, fort sont des longues bien caractérisées, portant l'accent qu'elles font vibrer si vous les placez à la fin d'un pied :

Dieu seul est fort, Dieu seul est grand.

S'il vous plaît que ces mots changent de notation, grand deviendra bref et Dieu sera long. Vous direz alors très-correctement :

Grand Dieu, tes jugements sont remplis d'équité «.

Or, ce n'est nullement parce que les mots sur lesquels opère l'auteur de VArt des vers lyriques sont des monosyllabes, que leur accentuation varie. La même expérience, faite avec des mots d'une longueur quelconque, donnerait exactement le même résultat, par la raison que nous n'avons pas, comme les anciens, » des syllabes longues, brèves ou des syllabes douteuses «. La différence essentielle entre la quantité et l'accent consiste précisément en ce que nous n'avons plus que des syllabes •• douteuses •>, c'est-à-dire fortes ou faibles d'après leur position dans le vers.

(") Scoppa n'avait donc pas besoin de recourir à des pieds de supplément en vue de justifier les successions de trois syllabes prétendument atones. De la même façon qu'il scandait le vers trochaïque :

— 3 — 7 : Dieu d'amour — pour nos asiles 1. 3. 5. 7 : Dieu d'amowr — pour nos asiles,

il pouvait accentuer le vers iambique :

2. 4. 6 — 10. 12 : Celui qui met un frein à la fureur des fiots 2. 4. 6. 8. 10. 12 : Celui qui met un frein à la îareur des flots. Tous les vers auxquels le comte de S'-Leu attribue des intervalles de quatre en

quatre sont dans le même cas :

le pentasyllabe que les césuristes notent ^ .^ ^^ ^ en compte tantôt deux :

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