‹ Le vers français et les prosodies modernesChapitre 41 sur 63 · E,enoncô à tout, mais jamais à la foi · texte numérisé non relu

E,enoncô à tout, mais jamais à la foi

C'est Tastre saint qui nous guide et nous prêie Son phare sûr dans les nia'^s de tempête,

Le vrai ^unal que notre âme a ditns soi 'Renonce a tout, raais yàmais à la fol.

1. 4. 7. 10. Paixaux héros endormis dans les piaines, Pales, muets et fauc/iés par la mor< / Rien ne dé/ônc? de vos rwdes haïeznes, Brises des nuits, leur phaZange qui (^or^.

Mais il emploie indifféremment la césure masculine ou la remplace par une tonique féminine :

Point de \\i\ceul qui leur fasse un suaire, D'hymne fane - bre qui chante autour d'eux; Bien que la bru • me pour drap mortuaire, Bien que le cri des corbeaux hasart^eîia; {').

M. Ténint, moins rigoriste que M. Quicherat, approuve La Fontaine d'avoir déplacé parfois la césure; « il est évident, dit-il, que si l'harmonie veut que le vers se partage en un « hémistiche » de quatre < pieds » et un de six, l'harmonie est également satisfaite si on le compose d'un hémistiche de six pieds suivi d'un de quatre ï .

Ackermann rappelle que Voltaire aussi a coupé quelquefois son vers de cette manière (^), « mais cela produit un rythme plutôt

.(^) C'est le rythme de l'une des chansons de Claire dans VEgmont de Goethe ; la musique de Beethoven s'y adapte exactement :

Triste et joyew - se, son^fer à Vabsent,

Craindre et se plain - dre d'un mal ravissauf;

Charme ineffa - ble, morteZle douïewr /

Ah ! sans amowr il n'est point de bonheur.

(^) On trouve, en effet, dans ses comédies, toutes les décompositions rythmiques du premier membre de six syllabes :

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