‹ Le vers français et les prosodies modernesChapitre 57 sur 63 · Un colosse de pierre, immobile et morne · texte numérisé non relu

Un colosse de pierre, immobile et morne

Est couché dans la nuit du désert sans borne...

— 12. La raison du plus fort est toujours la meilleure... Anapest.

Ces vingfc-quatre coupes différentes (quatre trochaïques et quatre dactyliques, huit ïambiques et huit anapestiques, pures ou mixtes) vont de sept à douze syllabes. Le tableau ci-dessous les récapitule :

En général, le vers prend Pallure que lui imprime le pied initial, comme la position de la syllabe forte du pied donne Faccentuation au membre : le trochée détermine un vers trochaïque ou trochaïque-

(}) Même remarque que ci-contre. L'imposBibilité de diviser en deux parties égales, quant au nombre des syllabes, ces vers parfaitement pondérés par la distribution des accents, a fait disparaître de la poésie française les coupes impaires de plus de sept syllabes avec tonique médiane.

dactylique^le dactyle un vers dactylique ou dactylique-trochaïque ; l'ïambe amène un vers ïambique ou ïambique-anapestique, Panapeste un vers anapestique ou anapestique-ïambique.

Cependant, il arrive que l'accent du mot renverse cet ordre et contrarie le mouvement du vers : le pied masculin introduit l'ïambe ou l'anapeste dans un vers trochaïque ou dactylique :

1. 3. 5. 7. Foin du loup et de sa race. 1. 3. 5. 8. Aide toi, le ciel t'aidera.

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