‹ Le vers français, ses moyens d'expression, son armonieChapitre 13 sur 135 · LE VERS FRANC VIS · texte numérisé non relu

LE VERS FRANC VIS

Pour l'emploi des voyelles claires contribuant à donner 'impression de la légèreté et de la rapidité, cf 2^ série, II, B.

Un ravin tortueux conduit à la montagne. Le voyageur pensif prit ce sentier per lu : Puis il se retourna. — La plaine et la ci-nnagne, Tout avait disparu.

(MusSRT, Souvenir des Alpes).

Ninon, Ninon, que fais-tu de la vie?

L'I^urp s*ejifuit/leJoiir succède au jour. Rose ce sojr/demain fiéj;rje.

(Id., a quoi rêvent les jeunes filles).

Le vers de 8 sillabes est employé pour obten'r deux mesures de suite à 4 sillabes, destinées à peindre la rapidité du changement. Ce mouvement est déjà annoncé dans le vers précédent par les deux mesures également rapides : « l'heure s'enfuit » et « succède au jour ».

Et lui-même ayant fait grand fracas, chère lie, Mis beaucoup en plaisirs, en bâtiments b3a'icoup, Il devint pauvre tout d'un coup

(L\ Fontaine, VII, 14);

rapidité du changement.

L'autre vit oii tendoit c^tte feinte aventure : Il rendit le fer a'i marchand Qui lui rendit sa géniture

ces deux petits vers donnent des mesures à plus de trois sillabes, peignant la rapidité des restitutions : aussitôt que les deux personnages se sont compris, il i a échange immédiat des deux obj ^ts, conclusion de leur différend et de la fable. Comparer plus aut, dans le « vers romantique ». des trimètres qui viennent pour exprimer des idées analogues, partages ou échanges ra ides p. 36.'

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