‹ Le vers français, ses moyens d'expression, son armonieChapitre 23 sur 135 · ID., V · texte numérisé non relu

ID., V

Nous avons vu plus aut un eifet très analogue obtenu par la continuation en petits vers d'un développement annoncé dans un grand ; voici ces deux cas réunis dans le même pas-

Les planches qu'on suspend sur un léger appui,

La mort aux rats, les souricières,

N'étoient que jeu au prix de lui.

Comme il voit que dans leurs tanières

Les souris étoient prisonnières, Qu'elles n'osoient sortir, qu'il avoit beau chercher

(iD., m, 18).

Les deux premiers petits vers sont le développement de l'idée commencée dans un grand vers; les deux suivants sont dans la même note parce qu'il n'i a pas lieu de changer; le grand vers de la fin est le développement de l'idée commencée dans un petit.

Il en résulte que si l'on veut mettre en relief tous les détails d'un développement, tous les traits d'une énumération, on n'aura qu'à changer le mètre à chaque fois, passant tantôt d'un grand vers à un petit, tantôt d'un petit à un grand :

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