‹ Le vers français, ses moyens d'expression, son armonieChapitre 70 sur 135 · BRUITS SOURDS 2S · texte numérisé non relu

BRUITS SOURDS 2S

tantes pour que la note reste sombre ; si les éclatantes sont voilées par la nasalité, comme dans l'exemple suivant, le voisinage des sombres leur fait prendre la valeur de sombres :

Où l'enfant peut cueillir la fleur, strophe vivante, Sans qu'une grosse \oix tout à cc/p répowvante!

(Hugo, Voix intérieures).

Et là-bas, sous le pont, adossé contre une arche, Hannibal écoutait, pensif et triomphant, Le piétinement sowrd des légions en marche

(Heredia, La Trebina).

Et font towsser la fowdre en leurs rawques powmons

(Hugo, Année terrible).

Un rawque grondement monte, rowle et grandit

(Leconte de Lisle, Clairs de lune) ;

c'est un bruit sourd qui à la fin devient plus clair.

Légère, elle n'a pas ce bruit tonnant et sowrd Qu'en se précipitant rowle un torrent plus lowrd

(Lamartine, Jocelyn) ;

il s'agit d'une cascade.

Comme un vent orageux, des bruits rawques et sowrds Rowlent soudainement de fawbowrgs en fawbowrgs

(A. Barbier, L'émeute).

Quels sont ces bruits sourds ?

Ecoutez vers l'onde Cette voix profonde Qui pleure toujours Et qui toujours gronde

(Hugo, Voix intérieures).

Et, sans même les voir, mêlé les deux dragons Au vAste écrasem^'iVt des verrOUs et des gOiVds

(Id., Les lions).

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