II)., VI
Les mots en rejet dans le vers de 10 sont ce qu'il y a de plus saillant dans toute la fable. C'est en même temps le centre de la fable ; toute la première partie y aboutit, et c'est le point de départ de tout le reste. — Le second hémistiche est sans intérêt ; le rythme n'a donc changé que pour ces mots, car le second hémistiche est celui d'un alexandrin.
Vous moquez-vous ? dit l'autre: ah ! vous ne savez guère Quelle je suis. Allez, ne craignez rien
(Id., VIII, 6),
ce « Quelle je suis » annonce tout le reste de la fable, étant donné qu'il va être immédiatement commenté par
L'autre grille déjà d'en conter la nouvelle ; Elle va la répandre en plus de dix endroits.
Il vendit son labac, sou sucre, sa cannelle,
Ce qu'il voulut, sa porcelaine encor :
Le luxe et la folie enflèrent son trésor;
Bref, il plut dans son escarcelle
(Id., VII, 14);
« Ce qu'il voulut » est le mot important, le résumé de toute la première partie, la même idée que le vers de huit syllabes ; le deuxième hémistiche est presque du remplissag-e.
Il avoit dans la terre une somme enfouie, Son cœur avec, n'ayant autre déduit Que d'y ruminer jour et nuit