NAPOLÉON II
quant à la 3" il est bien vrai qu'elle contient des idées absolument pareilles à celles qu'on trouve dans les deux précédentes, qui ont des vers de 8 syllabes. Mais précisément parce que c'est la (in d'un même développement le ton peut légèrement changer ; on a mis suffisamment de faits en relief dans les deux strophes précédentes pour qu'il ne soit plus utile d'y mettre ici d'autres faits absolument analogues. Enfin l'auteur a besoin de se réserver les strophes à relief pour le développement qui vient immédiatement après et où il va parler de l'enfant ; il a absolument le droit de changer la forme de sa strophe en vue d'un effet à venir, de même que nous avons vu souvent La Fontaine changer de mètre non pas pour produire un effet dans le vers même qui constitue le changement, mais pour s'en réserver un dans le suivant.
Le développement suivant n'est que grave et mélancolique. Il ne comporte plus de mouvements violents ; aussi n'y a-t-il pas changement de rythme. Il y a des changements de mètres qui mettent certaines idées en relief, mais sans violence, et l'allure des deux strophes qui composent ce morceau reste toujours la même.
Pour terminer le poète se met en quelque sorte personnellement en scène, parle en son nom et nous expose des considérations lyriques sur les révolutions et la disparition des choses. Le vers épique ne convient plus ; Hugo reprend sa strophe de 12 vers de 8 syllabes.